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aljazeera+1aljazeera+1aljazeeraLe coût économique de la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran frappe les économies du Moyen-Orient bien plus durement que le reste du monde. Le Fonds monétaire international projette une contraction de 6,8 % pour l'Irak en 2026 et des déclassements de croissance importants pour les États du Golfe, dont les engagements de mille milliards de dollars envers les États-Unis font désormais l'objet de doutes croissants.
Une nouvelle analyse publiée lundi par le Peterson Institute for International Economics avertit que l'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis pourraient avoir du mal à honorer près de 4 000 milliards de dollars d'engagements économiques pris envers les États-Unis dans le cadre du programme "America First" du président Donald Trump. Le rapport de 15 pages indique que la guerre a affaibli la position budgétaire des États du Golfe et pourrait avoir "des effets durables sur leurs modèles de croissance", tout en érodant la confiance dans le parapluie sécuritaire américain dans la région.aljazeera
Le FMI a réduit la prévision de croissance du Qatar pour 2026 de 14,7 points de pourcentage à 8,6 %, tandis que celle de l'Arabie saoudite a été ramenée de 4,5 % à 1,7 % et celle des EAU de 5,6 % à 1,7 %. Dans sa mise à jour de juillet des Perspectives de l'économie mondiale, le Fonds a encore abaissé les projections régionales, ramenant les prévisions pour le Moyen-Orient et l'Asie centrale à 0,7 % pour 2026.shafaq+2
Le rapport du PIIE note que le Fonds d'investissement public d'Arabie saoudite a déjà réduit l'allocation de son portefeuille international à 20 %, contre 30 % en 2020, et que le conflit "semble avoir renforcé ce basculement" vers les dépenses intérieures.aljazeera
La contraction projetée de 6,8 % de l'Irak en fait l'une des économies les plus durement touchées de la région. Le FMI a attribué ce déclin aux perturbations de la production pétrolière et de la logistique d'exportation causées par le conflit. L'analyste économique irakien Manar Al-Obeidi a averti ce mois-ci que ces prévisions "exposent la pourriture structurelle de l'économie non pétrolière et du crédit bancaire en Irak", suggérant que les dommages s'étendent bien au-delà des exportations de brut perturbées.amwalalghad+3
L'Irak n'a exporté que 10 millions de barils via le détroit d'Ormuz en avril 2026, contre 93 millions avant la guerre, soulignant l'ampleur de la perturbation pour une économie où le pétrole représente 84 % des recettes publiques. Le FMI prévoit un rebond de 11,3 % en 2027, en supposant que la production d'énergie et les réseaux de transport se normalisent.statisticsoftheworld+1
Le rapport du PIIE a averti que les retards dans les promesses d'investissement du Golfe pourraient provoquer des représailles de Washington, notant que l'administration Trump avait menacé d'augmenter les droits de douane sur les produits sud-coréens en janvier 2026 en raison de retards législatifs dans la mise en œuvre d'un accord d'investissement. Le Wall Street Journal News Corp a rapporté la semaine dernière que la Corée du Sud est proche d'un accord potentiel d'investissement énergétique d'une valeur de plus de 100 milliards de dollars pour soutenir l'infrastructure américaine d'intelligence artificielle.aljazeera
L'absence de définitions, de délais et de méthodes de mesure clairs dans les engagements du Golfe rend la responsabilité difficile, indique le rapport. "La question est maintenant de savoir si, et sous quelle forme, les trois pays mettront en œuvre leurs engagements".dispatchtimes+1