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lemondetime+1timeLe Comité international olympique a annoncé jeudi une nouvelle politique d'admissibilité globale qui interdit aux femmes transgenres et à la plupart des athlètes intersexués de concourir dans les épreuves féminines, à compter des Jeux de Los Angeles 2028. La décision rétablit les tests génétiques que le CIO avait abandonnés il y a plus de vingt ans et établit une norme unique et universelle pour tous les sports olympiques.bbc+2
Selon cette politique, toutes les athlètes souhaitant concourir dans les épreuves féminines doivent subir un dépistage unique du gène SRY, un segment d'ADN généralement présent sur le chromosome Y qui déclenche le développement sexuel masculin. Le test peut être effectué par salive, écouvillon buccal ou échantillon de sang, et les athlètes dont le test est négatif sont définitivement autorisées à concourir dans la catégorie féminine. Celles dont le test est positif sont exclues de la catégorie féminine, avec une exception étroite : les athlètes diagnostiquées avec un syndrome d'insensibilité complète aux androgènes, une maladie rare dans laquelle le corps ne peut pas traiter la testostérone.The Slop News+1
"Aux Jeux olympiques, même les plus petites marges peuvent faire la différence entre la victoire et la défaite", a déclaré la présidente du CIO, Kirsty Coventry, dans une déclaration vidéo. "Il est donc absolument clair qu'il ne serait pas juste que des hommes biologiques concourent dans la catégorie féminine. De plus, dans certains sports, ce ne serait tout simplement pas sûr".time+1
Cette politique annule le cadre de 2021 du CIO, qui mettait l'accent sur l'inclusion et laissait les décisions d'admissibilité aux fédérations sportives individuelles. Elle s'aligne sur les règles déjà adoptées par World Athletics et World Aquatics. Coventry, une nageuse zimbabwéenne devenue l'an dernier la première femme à diriger le CIO, a déclaré que l'examen avait été lancé sous sa direction et a nié toute pression extérieure, y compris de la part de l'administration Trump. La Maison Blanche a néanmoins revendiqué le mérite, la porte-parole Karoline Leavitt déclarant que le décret présidentiel sur le sport féminin "a rendu cela possible".opb+2
La réaction a été immédiate. Vendredi, la ministre française des Sports, Marina Ferrari, a déclaré que la France était "très préoccupée", qualifiant la réintroduction des tests génétiques de "pas en arrière" qui soulève de "nombreuses questions éthiques, juridiques et médicales", d'autant plus que le droit français interdit les tests génétiques en dehors de fins médicales ou de recherche.lemonde
Une coalition de 90 organisations, dont la Commission internationale de juristes et la Sport & Rights Alliance, avait exhorté le CIO à ne pas adopter cette politique. Andrea Florence, directrice exécutive de la Sport & Rights Alliance, l'a qualifiée d'"érosion catastrophique des droits et de la sécurité des femmes". La médaillée olympique Francine Niyonsaba, qui présente une variation du développement sexuel (DSD), a également supplié le CIO de reconsidérer sa position, déclarant : "Le CIO ne doit pas tourner le dos aux femmes et aux filles de couleur".time
Les critiques notent que la politique affecte de manière disproportionnée non pas les femmes transgenres — aucune n'a concouru aux Jeux de Paris 2024 — mais les femmes cisgenres présentant des variations du développement sexuel qui pourraient même ne pas savoir qu'elles sont porteuses du gène SRY. Le CIO avait abandonné les tests de vérification du sexe en 1999 après des controverses sur des faux positifs et des violations de la vie privée. Il est largement prévu que la politique soit contestée devant le Tribunal arbitral du sport.The Present Age+2