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al-monitor+1.bbc+1.bbc.La coalition dirigée par l'Arabie saoudite a frappé mardi l'installation de la Yemen Petroleum Company à al-Sabaha, près de Sanaa, quelques heures après avoir émis son premier ordre d'évacuation pour la capitale yéménite depuis la reprise des hostilités en juillet. Des missiles ont ensuite été tirés sur Riyad, Dammam et Dhahran. La coalition a affirmé les avoir interceptés, bien que des débris soient tombés sur une zone résidentielle de Dhahran, où Saudi Aramco a son siège.bbc+2
Cet échange marque une nouvelle étape dans une escalade rapide. Il a débuté après qu'un missile houthi a frappé l'aéroport international King Khalid de Riyad samedi, faisant 13 morts et plus de 300 blessés, l'attaque la plus meurtrière sur le sol saoudien en une décennie.apnews+1
Le porte-parole de la coalition, le général de division Turki al-Maliki, a déclaré que l'opération visait des "actifs vitaux" utilisés par les Houthis pour mener la guerre : la station centrale d'al-Sabaha, des réserves souterraines de carburant, des réservoirs et des terminaux énergétiques à Sanaa, Hodeidah et Dhamar. Selon Reuters, la coalition a indiqué que ces sites servaient à "approvisionner leur arsenal de missiles et de drones". Anis al-Asbahi, porte-parole du ministère de la Santé contrôlé par les Houthis, a déclaré qu'une frappe sur une installation pétrolière à Ras Isa, dans la province de Hodeidah, avait tué au moins deux personnes.democrata+3
La Yemen Petroleum Company, gérée par les Houthis, a affirmé que le site d'al-Sabaha "ne contient aucun stock de produits pétroliers" et que l'approvisionnement ne serait pas affecté. Malgré cela, les habitants se sont précipités pour former des files d'attente aux stations-service de Sanaa après l'avertissement, a rapporté l'AFP.al-monitor+1
Avant la frappe, le porte-parole militaire houthi, Yahya Saree, avait averti que toute attaque contre Sanaa entraînerait une réponse "dure et douloureuse" à Riyad. Il a désigné le siège d'Aramco à Dammam, une raffinerie de Riyad et l'aéroport de la capitale comme cibles. Al-Maliki a déclaré plus tard que quatre missiles et deux drones avaient été interceptés près de Riyad. Un témoin de l'AFP a décrit avoir vu un projectile au-dessus d'un centre commercial, suivi d'une explosion.shafaq+3
Le cabinet saoudien, présidé par le prince héritier Mohammed ben Salmane, a déclaré que les Houthis "en subiraient les conséquences". Le président turc Recep Tayyip Erdogan a assuré au prince héritier qu'Ankara soutiendrait le royaume.cyprus-mail+1
Jusqu'à présent, les États-Unis ont fourni un soutien en matière de renseignement et de planification, mais n'ont pas mené de frappes eux-mêmes. Sur Truth Social, le président Donald Trump a écrit que les Houthis se "comportaient très mal" et "essayaient délibérément de faire grimper les prix du pétrole". Il a déclaré qu'il "n'oublierait jamais" leurs attaques. Il n'a pas précisé s'il aiderait les Saoudiens à riposter, mais a indiqué qu'il "pourrait" demander à Erdogan d'intervenir.bbc+2
La dernière série de combats a commencé en septembre, lorsque les Houthis ont pris le contrôle de territoires près du détroit de Bab el-Mandeb. La voie navigable est devenue plus importante depuis que l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz en février. L'ONU indique que plus de 216 000 personnes ont été déplacées et que les cas suspects de choléra ont triplé en trois semaines.cyprus-mail+1