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aljazeera+1espn+1sports.yahoo+1L'instance dirigeante du football européen a déclaré jeudi que ses 55 associations membres restaient déterminées à boycotter les compétitions de la FIFA, rejetant les excuses du président de la FIFA, Gianni Infantino, et le soutien qu'il a reçu de hauts responsables lors d'une réunion de crise au Maroc, les jugeant insuffisants pour résoudre l'impasse.
L'UEFA a publié une déclaration quelques heures après la réunion de la FIFA mercredi à Rabat, qui s'est conclue par une démonstration de soutien à Infantino, précisant que le retrait du plan controversé visant à vendre des parts minoritaires dans les Coupes du monde n'était que l'une de ses exigences.aljazeera+1
"Les associations de l'UEFA ont été très claires sur les conditions liées à leur non-participation aux compétitions de la FIFA", indique le communiqué. "Premièrement, les propositions de vente des compétitions majeures devaient être retirées et deuxièmement, des garanties doivent être données que de telles tentatives de défigurer le jeu de cette manière ne se reproduiront plus jamais. Ces conditions n'ont pas été remplies".espn+1
L'UEFA a ajouté que sa perte de confiance dans la présidence d'Infantino, exprimée pour la première fois samedi, "demeure", et que le soutien de mercredi de la part de responsables de la FIFA "dont les carrières dépendent de sa faveur" ne changeait rien.sports.yahoo+1
La menace de boycott, votée à l'unanimité par l'UEFA jeudi dernier, remet en question la participation européenne aux prochains tournois de la FIFA, notamment la Coupe du monde féminine des moins de 20 ans en Pologne le mois prochain et la Coupe du monde féminine 2027. La Fédération anglaise de football, la Fédération galloise de football et la Fédération serbe de football ont toutes retiré leur soutien à la candidature à la réélection d'Infantino, prévue pour mars 2027.nytimes+2
L'initiative FIFA Forward Enterprise, désormais abandonnée, avait également suscité l'opposition de la Concacaf et de la Confédération asiatique de football. Des personnalités importantes de la FIFA, dont Arsène Wenger et le directeur des opérations Kevin Lamour, ont publiquement pris leurs distances avec le plan avant la réunion de mercredi.espn+1
Selon Reuters, la tentative de la FIFA de surmonter la crise ne mettra probablement pas fin à l'examen minutieux de la manière dont le football mondial est gouverné. L'organisation s'est engagée à examiner les processus ayant conduit à la controverse et à présenter ses conclusions à son Conseil, mais des questions plus larges sur la consultation et la transparence restent sans réponse. European Leagues, qui représente plus de 1 300 clubs, a séparément critiqué la FIFA pour ce qu'elle a qualifié de calendrier irréaliste concernant une proposition visant à faire passer la Coupe du monde 2030 de 48 à 64 équipes.reuters
Infantino semble toujours bien placé politiquement, aucun challenger viable n'ayant émergé, soutenu par les petites associations d'Afrique et d'Asie où le financement du développement de la FIFA est essentiel aux programmes nationaux. Mais la confrontation avec l'UEFA, la confédération la plus riche du football, garantit que le débat sur la gouvernance se prolongera bien au-delà du cycle électoral.reuters