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927thevan+1zandersgroup+1tmgmL'euro a rebondi face au dollar lundi après une nette chute des prix du pétrole, consécutive à une pause dans les hostilités entre les États-Unis et l'Iran. Les analystes préviennent toutefois que la reprise de la monnaie unique reste fragile dans un contexte de coûts énergétiques européens toujours élevés.
Les prix du pétrole ont dévissé de plus de 5 % lundi après que les États-Unis et l'Iran ont suspendu leurs frappes au cours du week-end, mettant fin à environ deux semaines d'attaques croissantes, selon Reuters. Le Brent a reculé d'environ 5,9 % tandis que le brut américain West Texas Intermediate a perdu près de 5,4 %, les marchés intégrant l'espoir d'une résolution diplomatique susceptible de rouvrir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.927thevan+1
Cette accalmie intervient après 13 nuits de frappes aériennes américaines intensives sur l'Iran, le Pentagone ayant brutalement suspendu sa campagne vendredi soir. L'Iran a confirmé qu'il stopperait ses propres attaques tant que la pause américaine serait maintenue, a déclaré dimanche un haut responsable iranien à Reuters. NPR a rapporté que l'ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, Mike Waltz, a indiqué que le président Trump avait décidé de suspendre les attaques pour laisser plus de temps à la diplomatie.npr+1
Malgré la baisse du pétrole lundi, les prix du gaz naturel en Europe restent nettement soutenus. Le contrat de référence TTF néerlandais a dépassé 62 €/MWh au cours de la semaine du 21 juillet, enregistrant une hausse de près de 50 % depuis la fin juin, selon les données du marché. Lundi, le gaz européen est retombé à 58,82 €/MWh, mais affichait encore une progression de plus de 37 % sur un mois.zandersgroup+2
ING a averti à plusieurs reprises que ces dynamiques énergétiques pèsent lourdement sur les perspectives de l'euro. Plus tôt en juillet, Chris Turner, analyste chez ING, notait que le gaz naturel européen était revenu à des niveaux observés mi-mars et que l'EUR/USD aurait du mal à franchir la zone des 1,1460/70 en l'absence d'amélioration sur les marchés de l'énergie. Francesco Pesole, également chez ING, a souligné que même si les écarts de taux offraient un soutien à court terme à l'euro, la banque n'était pas convaincue que cet écart de taux puisse offrir un soutien durable à l'EUR/USD si les prix de l'énergie continuent de grimper.tmgm+2
Le contexte global du conflit souligne la fragilité du rebond de lundi. L'accord initial de cessez-le-feu temporaire de 60 jours, signé mi-juin, est désormais bien entamé dans sa seconde moitié, alors que des questions majeures, comme le programme nucléaire iranien, ne sont toujours pas réglées. JPMorgan estime que chaque mois supplémentaire de perturbation de l'approvisionnement pourrait faire grimper les prix du Brent de 7 à 8 dollars le baril. Toute reprise des frappes militaires pourrait rapidement inverser la baisse du pétrole et remettre la pression sur l'euro, ING ayant précédemment évoqué un risque de repli vers 1,1360/80 si le pétrole repartait à la hausse.tmgm+3