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iea+1iea.core.windows+1globallnghub+1La consommation mondiale de gaz naturel chutera de 0,5 % cette année — une baisse d'environ 20 milliards de mètres cubes — alors que la hausse des prix provoquée par le conflit entre les États-Unis et l'Iran pèse sur la demande des producteurs d'électricité et des utilisateurs industriels, a déclaré mardi l'Agence internationale de l'énergie dans son rapport sur le marché du gaz du troisième trimestre 2026.investing+1
Cette contraction marque la troisième baisse annuelle de la demande mondiale de gaz au cours de cette décennie, après celles de 2020 et 2022. Elle représente un revirement brutal par rapport aux perspectives précédentes de l'AIE, qui, encore en janvier, prévoyaient une croissance de la demande de près de 2 % pour l'année, dans un contexte d'expansion de nouveaux approvisionnements en GNL.iea.core.windows+2
Le prix de référence européen TTF a atteint une moyenne de près de 16 dollars par million d'unités thermiques britanniques au deuxième trimestre, soit une hausse de 32 % sur un an, tandis que le prix de référence asiatique du GNL au comptant, le Platts JKM, a grimpé de 45 % pour atteindre 17,5 dollars/mmBtu — les deux atteignant leurs moyennes trimestrielles les plus élevées depuis 2022. La flambée des prix a eu son effet le plus prononcé en Asie, où la demande de gaz a chuté d'environ 1 % au premier semestre 2026, les acheteurs se tournant à nouveau vers le charbon dans le secteur de l'électricité.iea+1
Le Moyen-Orient a également vu sa consommation diminuer, les dommages causés aux industries énergivores aggravant les contraintes d'approvisionnement dans la région.iea
Le conflit a fortement réduit les expéditions via le détroit d'Ormuz, un corridor qui transporte normalement environ 20 % du commerce mondial de GNL. La production de GNL du Qatar et des Émirats arabes unis a chuté de près de 80 % entre mars et juin par rapport à l'année précédente.investing
Pourtant, le marché mondial du GNL a fait preuve de résilience. Les exportations nord-américaines ont bondi de 45 % sur un an en juin grâce à la nouvelle capacité de Plaquemines LNG, Golden Pass, Corpus Christi Stage 3 et LNG Canada, tandis que les producteurs historiques en Australie, en Malaisie et au Nigeria ont également augmenté leur production. En conséquence, l'approvisionnement mondial en GNL devrait rester globalement stable pour l'ensemble de l'année.globallnghub+1
L'AIE a toutefois averti que si le détroit n'était pas entièrement rouvert avant le quatrième trimestre, l'approvisionnement mondial en GNL pourrait enregistrer sa première contraction annuelle depuis 2012. Shell est parvenu à une conclusion similaire dans ses perspectives annuelles sur le GNL publiées la semaine dernière, prévoyant des échanges stables si la voie navigable rouvre au cours de l'été, mais une baisse rare si les perturbations persistent.bloomberg+3