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telegraphtelegraph+1sports.yahoo+1Le journal The Telegraph News Corp a publié dimanche des détails inédits d'une enquête éthique de la FIFA menée en 2016 sur son président, Gianni Infantino. Ces documents révèlent qu'il a accepté des vols en jet privé mis à disposition par le gouvernement russe de Vladimir Poutine et par l'émir du Qatar quelques mois seulement après sa prise de fonction, tout en utilisant les ressources de la FIFA à des fins personnelles.telegraph
Ces révélations surviennent alors qu'Infantino fait face à la menace la plus sérieuse de son mandat de dix ans : l'UEFA a déposé la semaine dernière des requêtes devant la justice américaine pour obtenir des preuves en vue d'une plainte pénale en Suisse contre lui, concernant sa tentative manquée de vendre une participation de 20 % dans la Coupe du monde à des investisseurs privés.sports.yahoo+1
Selon les documents d'enquête obtenus par The Telegraph, l'équipe d'Infantino a annulé des réservations de vols commerciaux à destination de Moscou en avril 2016 afin que lui-même, le secrétaire général Mattias Grafstrom et l'ancien international croate Zvonimir Boban puissent voyager à bord d'un jet privé utilisé par Vitali Moutko, président de la Fédération russe de football. Lorsqu'une réunion retardée avec Vladimir Poutine a fait manquer à Infantino son vol commercial vers Doha, les autorités russes ont affrété un second jet privé appartenant à une filiale de Gazprom. Une fois au Qatar, un nouveau retard de calendrier a incité les Qataris à fournir un troisième jet privé pour le ramener à Genève.goal+1
Infantino s'est également déplacé à bord d'un appareil appartenant à l'homme d'affaires russe Leon Semenenko après la finale de la Ligue des champions 2016 à Milan, voyageant avec son épouse et sa mère pour rencontrer le pape François au Vatican. Il a déclaré aux enquêteurs que cette visite était « de nature purement privée », bien qu'il ait été invité en sa qualité de président de la FIFA. L'enquêtrice principale, Vanessa Allard, a souligné qu'il « pourrait être considéré comme n'ayant pas agi avec une entière intégrité » pour avoir mélangé les aspects officiels et privés de ce voyage, ce qui constitue la critique la plus ferme du rapport.telegraph
L'enquête a également révélé qu'Infantino avait refusé de signer un contrat salarial de deux millions de francs suisses, qualifiant cette offre d'« insultante » compte tenu du fait que son prédécesseur Sepp Blatter gagnait 3,6 millions de francs suisses. Son salaire annuel s'élèverait aujourd'hui à 4,4 millions de livres sterling. Infantino a contourné les procédures de ressources humaines de la FIFA pour nommer des alliés, notamment Grafstrom, Boban et un ami personnel de son village suisse, avec des rémunérations jugées supérieures à la normale par le département RH. Les enquêteurs ont toutefois attribué ces manquements aux RH plutôt qu'à Infantino lui-même.goal+1
Vanessa Allard a blanchi Infantino des sept accusations qui pesaient contre lui. La plupart des responsables ayant déposé plainte ou témoigné ont par la suite quitté la FIFA.telegraph
Ces révélations accentuent la pression sur Infantino à l'approche de l'élection présidentielle de la FIFA en mars. Le document judiciaire de 56 pages déposé par l'UEFA dans le district sud de New York le 27 août l'accuse de « gestion déloyale » concernant le projet abandonné FIFA Forward Enterprise et réclame des documents auprès de Thrive Capital, JP Morgan JPMorgan Chase & Co. et d'autres entités impliquées. La semaine dernière, le président de la Concacaf, Victor Montagliani, a demandé à Infantino de ne pas assister à un tournoi de jeunes, lui indiquant que sa présence nuirait à l'événement.rte+3
La FIFA s'est contentée de renvoyer The Telegraph à sa déclaration de 2016 confirmant qu'Infantino avait été blanchi de toutes les accusations.telegraph