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nippon+1biz.chosunreutersLa présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a révélé jeudi que les autorités financières américaines avaient vendu 500 millions d'euros pour acheter des yens japonais le 31 juillet, chiffrant ainsi précisément la contribution des États-Unis à cette rare intervention de change coordonnée avec le Japon.nippon+1
Christine Lagarde a fait cette révélation lors d'une conférence de presse à Berlin, à la suite de la décision de la BCE de relever ses taux d'intérêt d'un quart de point. « Je ne vais faire aucun commentaire sur une quelconque intervention de change, quelle qu'elle soit », a-t-elle déclaré, avant de dévoiler le montant de l'opération de vente d'euros et d'achat de yens.reuters+1
L'intervention du 31 juillet a marqué le premier effort coordonné entre les États-Unis et le Japon pour acheter du yen depuis 1998. Le ministère japonais des Finances a dépensé beaucoup plus, soit environ 8 450 milliards de yens (environ 52,8 milliards de dollars), tandis que la contribution du Trésor américain, acheminée par le biais du Fonds de stabilisation des changes de la Réserve fédérale de New York, est restée comparativement modeste.wikipedia+2
L'opération a suscité la controverse car les États-Unis ont vendu des euros plutôt que des dollars, un choix fait pour éviter de fragiliser la politique de dollar fort de l'administration Trump. Le Financial Times News Corp a rapporté en août que la BCE n'avait été informée qu'après la finalisation des transactions, Christine Lagarde et le secrétaire au Trésor Scott Bessent ne s'étant entretenus par téléphone que le lendemain. De hauts responsables de la BCE ont qualifié cette initiative d'« acte sans précédent qui rompt avec une convention de longue date entre les autorités monétaires occidentales », selon le Financial Times.europesays+1
La ministre japonaise des Finances, Satsuki Katayama, a déclaré vendredi que la position politique du Japon « n'avait pas du tout changé » depuis l'intervention conjointe et que Tokyo « continuerait à maintenir une communication étroite avec le Trésor américain et à œuvrer pour garantir des marchés des changes ordonnés ».reuters
Interrogée sur les récents commentaires de Scott Bessent avertissant les traders spéculant contre le yen, notamment lorsqu'il a affirmé détenir « des informations que le marché n'a pas », Satsuki Katayama a livré une analyse ironique. Ses propos sont « une expression assez directe de sa vision du marché, ce qui correspond tout à fait à ce que l'on attend d'une personne issue du monde des fonds spéculatifs », a-t-elle déclaré.The Japan Times+1
Le yen était tombé en juillet à son plus bas niveau face au dollar depuis 40 ans, dépassant brièvement les 163 yens pour un dollar, avant que l'intervention ne le fasse remonter. La devise s'est depuis à nouveau affaiblie, retombant sous la barre des 160 yens pour un dollar fin août, ce qui maintient les marchés en état d'alerte face à d'éventuelles nouvelles mesures.japantimes+2