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biz.chosun+1english.aawsat+1biz.chosun+1Le Népal est revenu vendredi sur son refus d'accueillir des équipes de recherche et de sauvetage internationales, cédant à la pression diplomatique de pays dont les ressortissants sont toujours portés disparus après les inondations dévastatrices qui ont ravagé la région frontalière de l'Himalaya trois jours plus tôt. Le gouvernement a approuvé une aide spécialisée limitée de l'Inde, de la Chine, de l'Australie et de la Corée du Sud dans trois domaines : les opérations de sauvetage dans les tunnels hydroélectriques, les tests ADN et l'identification médico-légale des corps.biz.chosun+2
Plus tôt vendredi, le ministère népalais des Affaires étrangères avait affirmé que ses propres forces de sécurité étaient capables de mener à bien les opérations de secours et que l'aide internationale n'était pas nécessaire. « Pour l'instant, nous n'avons pas besoin d'une telle aide », avait déclaré le porte-parole Lok Bahadur Chhetri. Le gouvernement avait plutôt invité les pays tiers à canaliser leur soutien financier vers le Fonds de secours d'urgence du Premier ministre.channelnewsasia+1
Mais cette position a vacillé en quelques heures. Un haut responsable du gouvernement a confié au Kathmandu Post que le Népal avait subi une « pression énorme » de la part de pays comptant des disparus pour autoriser l'accès d'au moins quelques experts étrangers aux zones sinistrées. Sur la base d'une évaluation du Centre national de gestion des catastrophes, un comité de coordination interministériel a donné son feu vert aux quatre pays approuvés. Les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, le Sri Lanka et le Bangladesh ont également demandé à intervenir, mais n'ont pas été autorisés.mk+3
L'inondation, provoquée par ce que les scientifiques attribuent à l'effondrement d'un glacier près de Gyirong, à la frontière tibéto-népalaise, le mercredi 26 août, a déversé un mur de boue, de roches et d'eau dans les réseaux hydrographiques de la Bhotekoshi et de la Trishuli. Vendredi, 579 décès étaient confirmés au Népal et 1 924 personnes étaient toujours portées disparues, selon l'autorité de gestion des catastrophes du pays. Du côté chinois, les médias d'État ont fait état de 554 personnes disparues.english.aawsat
Les équipes de secours étrangères se concentreront sur les tunnels hydroélectriques des districts de Rasuwa et de Nuwakot, où 14 projets ont été endommagés. Plus de 100 ouvriers restaient bloqués à l'intérieur du tunnel de la centrale hydroélectrique d'Upper Trishuli-1, une installation construite avec la participation de Doosan Enerbility et de Korea South-East Power. Le ministre népalais des Affaires étrangères, Shisir Khanal, a déclaré que les capacités médico-légales internationales étaient indispensables compte tenu de l'ampleur de la catastrophe. « Nous devons effectuer des tests ADN sur un grand nombre d'échantillons », a-t-il précisé.tob+2
Au moins 511 ressortissants étrangers restaient introuvables vendredi, selon le ministère népalais des Affaires étrangères. Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a confirmé que 56 citoyens ukrainiens étaient recherchés dans la zone sinistrée, revoyant à la baisse un premier bilan de 64 personnes après avoir vérifié que certains individus enregistrés n'avaient pas voyagé. La Corée du Sud recherche neuf travailleurs, six de Doosan Enerbility et trois de Korea South-East Power, à l'aide d'hélicoptères loués sur place, bien que la boue épaisse complique l'accès. L'Australie a annoncé une aide de 5 millions de dollars, tandis que la Corée du Sud a promis 1 million de dollars d'aide humanitaire.unn+4