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bloomberg+1oilprice+1bloomberg+1Goldman Sachs The Goldman Sachs Group, Inc. a averti dimanche que les cours du pétrole pourraient s'envoler jusqu'à 120 dollars le baril si les attaques contre la navigation au Moyen-Orient s'intensifient davantage, alors que la reprise des combats entre les États-Unis et l'Iran secoue des marchés de l'énergie déjà sous tension après des mois de conflit autour du détroit d'Ormuz.
"Les événements des derniers jours suggèrent que le risque d'un élargissement et d'une intensification des perturbations maritimes est important", a déclaré Daan Struyven, coresponsable de la recherche mondiale sur les matières premières chez Goldman Sachs, lors d'une interview accordée à Bloomberg TV.bloomberg
La banque a esquissé deux trajectoires opposées pour les prix du brut. Dans ce qu'elle qualifie de "scénario haussier", le pétrole atteint 120 dollars le baril si les attaques maritimes se propagent. Dans un scénario baissier, les prix pourraient tomber à 80 dollars si les exportations de la région reviennent à des niveaux normaux, selon les informations de Bloomberg. Le pétrole Brent s'échangeait près de 97 dollars le baril tôt lundi, tandis que le West Texas Intermediate évoluait au-dessus de 92 dollars.oilprice+1
Goldman a conseillé aux investisseurs de couvrir les risques géopolitiques en se positionnant à l'achat sur le gaz naturel et les produits pétroliers raffinés plutôt que de chercher à jouer la hausse du brut. "Les chocs d'offre sont plus importants que sur le marché du brut", a expliqué Struyven. Les prix du gazole ont plus que doublé cette année, le gazole au détail aux États-Unis ayant atteint des sommets historiques la semaine dernière.energyconnects+1
Cet avertissement intervient après qu'une accalmie d'un mois dans les hostilités entre les États-Unis et l'Iran a pris fin fin août par un nouvel échange de frappes. L'armée américaine a frappé des pétroliers et des objectifs militaires iraniens autour du détroit d'Ormuz, tandis que le Corps des gardiens de la révolution islamique iranien a visé des navires de guerre américains avec des missiles balistiques. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a prévenu que l'ère des "réponses proportionnées" était révolue, et Mohsen Rezaei, le nouveau chef du Conseil suprême de sécurité nationale d'Iran, a annoncé son intention d'instaurer une "zone d'exclusion" s'étendant vers le détroit d'Ormuz.CNN+2
Le trafic de pétroliers à travers le détroit est tombé à des niveaux inédits depuis mai, selon l'analyse de Goldman. Pour la semaine close vendredi, le pétrole Brent a progressé de 7,6 % et le WTI a gagné près de 10 %, d'après Reuters.moomoo+1
La hausse s'étend bien au-delà du brut. Goldman a noté que la Chine devrait jouer un rôle de "force stabilisatrice" en freinant ses importations de pétrole à des prix élevés, mais qu'elle ne jouera pas le même rôle pour le gaz naturel et les produits raffinés. Si les prix de l'énergie continuent de grimper, l'inflation américaine pourrait subir de nouvelles pressions à la hausse, ce qui compliquerait les décisions de la Réserve fédérale au moment où les données sur l'emploi en août sont ressorties plus fortes que prévu.moomoo+1
Cependant, Goldman a souligné que 120 dollars représente un scénario de crise et non un scénario de base. Tout cessez-le-feu ou toute reprise d'un trafic maritime normal pourrait rapidement dégonfler la prime de risque intégrée dans les cours actuels.moomoo