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independent+1news.skyitv+1Le Premier ministre britannique, Andy Burnham, a déclaré mercredi qu'il existe des "indices solides" de l'implication de l'Iran dans un complot terroriste présumé près de la base RAF Fairford. C'est la première fois que le gouvernement britannique établit un lien direct entre Téhéran et cet incident, qui a tendu les relations entre les États-Unis et le Royaume-Uni concernant la gestion des suspects.
"Il existe des indices solides que l'Iran a joué un rôle dans ce qui s'est passé ce week-end à RAF Fairford, mais il s'agit bien sûr d'une enquête policière complexe, sérieuse et toujours en cours", a déclaré Burnham à la BBC lors d'une série d'entretiens à la conférence annuelle du Parti travailliste à Liverpool. Il a ajouté : "Nous pouvons confirmer notre conviction que l'Iran a joué un rôle".independent+2
Cinq ressortissants britanniques originaires de Londres, âgés de 23 à 25 ans, ont été arrêtés aux premières heures du dimanche 27 septembre, soupçonnés d'infractions liées aux explosifs et de terrorisme, après que trois camionnettes ont été découvertes bloquant une route près de la base aérienne du Gloucestershire. La base a été utilisée ces derniers mois par des bombardiers américains pour lancer des frappes contre l'Iran, après que l'ancien Premier ministre Keir Starmer a autorisé les États-Unis à utiliser des bases britanniques pour des opérations "défensives" pendant la guerre au Moyen-Orient.independent
La police antiterroriste a confirmé mardi qu'aucun engin explosif n'avait été trouvé dans les camionnettes, bien qu'une quantité d'essence ait été récupérée en tant qu'accélérant. Les cinq suspects ont été libérés sous caution lundi, sous ce que Burnham a décrit comme "les conditions de caution les plus strictes possibles".news.sky+1
Ajoutant au mystère, le Times a rapporté mercredi que l'un des suspects avait lui-même appelé les services d'urgence environ une heure avant qu'un agriculteur local ne compose le 999 à 1h36 du matin après avoir découvert les véhicules. Les enquêteurs cherchent à déterminer s'il s'agissait d'une surveillance, d'un "essai" pour tester la sécurité, ou d'une manœuvre visant à envoyer un message au gouvernement britannique.yahoo+1
La décision d'accorder la liberté sous caution a suscité de vives critiques de la part de Washington. Le président Donald Trump a déclaré mardi : "Comment peut-on accorder une caution à un terroriste ?", qualifiant les suspects de "gens vraiment dangereux". Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a affirmé que l'incident "implique clairement la main d'un acteur étranger" et a noté que l'Iran a "ouvertement menacé d'attaquer les intérêts américains à l'échelle mondiale".huffingtonpost+1
Burnham a répliqué en insistant sur le fait que les responsables britanniques ont "discuté avec leurs homologues aux États-Unis toute la semaine" et qu'il a "une confiance totale dans la manière dont les services de sécurité britanniques gèrent cette affaire". Il a précisé avoir présidé une réunion d'urgence Cobra plus tôt dans la semaine et qu'il n'hésiterait pas à rappeler le Parlement si nécessaire.ndtv+1
L'Iran a nié toute implication. Son ambassade à Londres a publié lundi une déclaration rejetant "catégoriquement" ce qu'elle a qualifié de "spéculations infondées et malveillantes", avertissant que de telles allégations "ne serviront qu'à alimenter la propagande d'iranophobie au Royaume-Uni".itv
Le chef de la police antiterroriste, le commissaire adjoint Laurence Taylor, a déclaré mardi que les enquêteurs examinent si les infractions présumées ont été commises par des "intermédiaires ou des individus, consciemment ou non, travaillant pour le compte d'un État étranger". Une source proche de l'enquête a confié à Reuters qu'un mobile lié à l'Iran est considéré comme le plus probable, bien qu'une opération de sabotage russe ou un complot islamiste n'aient pas été exclus.ndtv+1
Les cordons de sécurité autour de la base devaient être entièrement levés mercredi, et les perquisitions aux domiciles londoniens des suspects sont terminées. Les cinq individus restent en liberté sous caution avec des conditions strictes, bien que la police n'ait pas confirmé la date de leur prochaine convocation.news.sky+1