Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

democrata+1intellinews+1intellinews+1Des milliers de personnes se sont rassemblées lundi à Belgrade pour les funérailles de Ratko Mladic, l'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie condamné pour génocide, la Serbie ignorant les avertissements de l'Union européenne contre l'hommage rendu à l'un des criminels de guerre les plus notoires d'Europe.
Mladic, décédé le 27 août à l'âge de 84 ans alors qu'il purgeait une peine de prison à perpétuité à La Haye, a été inhumé au cimetière de Topcider aux côtés de sa fille, à l'issue d'une cérémonie religieuse célébrée par le patriarche de l'Église orthodoxe serbe, Porfirije, en l'église Saint-Luc. La police a estimé à environ 8 000 le nombre de personnes ayant participé à la procession à l'extérieur de l'église, des services de bus gratuits ayant été mis à disposition depuis toute la Serbie et la Republika Srpska.democrata+3
Bien que les autorités serbes aient qualifié ces funérailles d'affaire familiale privée, l'événement présentait toutes les caractéristiques d'une cérémonie d'État. Le cercueil de Mladic, drapé des drapeaux de la Serbie et de la Republika Srpska, avait été transporté à Belgrade à bord d'un avion gouvernemental le 3 septembre et porté par des soldats. Les médias pro-gouvernementaux ont rapporté qu'il avait reçu les pleins honneurs militaires.cnn+2
De hauts responsables de Serbie et de la Republika Srpska étaient présents, notamment le ministre serbe de la Défense Bratislav Gasic, le ministre de la Justice Nenad Vujic et le ministre de la Culture Nikola Selakovic, ainsi que le président de la Republika Srpska Sinisa Karan et son Premier ministre Savo Minic. Le président Aleksandar Vucic n'a pas assisté à la cérémonie, invoquant une visite programmée de longue date du président de l'Ouzbékistan.intellinews+1
Le patriarche Porfirije a reconnu la gravité du moment, déclarant que la figure de Mladic « ne peut être séparée d'une époque terrible, d'une guerre terrible, de grandes souffrances, ainsi que de blessures et de traumatismes profonds ».democrata
Ces funérailles ont creusé le fossé entre la Serbie et Bruxelles. La commissaire européenne à l'Élargissement, Marta Kos, a annulé une visite prévue en Serbie, affirmant que « la glorification entourant sa mort est incompatible avec les valeurs sur lesquelles repose le parcours vers l'UE ». Le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Michael O'Flaherty, a également condamné ces hommages publics.telegraph+2
Vucic a rejeté ces critiques, accusant Kos de « mentir » et intensifiant sa rhétorique anti-occidentale à l'approche d'élections législatives anticipées attendues le mois prochain. La Serbie est candidate à l'UE depuis 2012, mais les négociations d'adhésion piétinent en raison d'un recul démocratique et du refus de Belgrade de s'associer aux sanctions contre la Russie.clickorlando+2
À Sarajevo, ces funérailles ont rouvert les blessures d'une guerre qui a fait plus de 100 000 morts. Zdravka Gvozdjar, dont le fils de neuf ans a été tué lors du siège de Sarajevo par les forces sous le commandement de Mladic, a déclaré qu'on « ne devrait se souvenir de lui que comme d'un boucher ».news.yahoo
Denis Becirovic, président de la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine, a qualifié ces funérailles d'« acte d'identification des dirigeants serbes avec l'un des pires tueurs de l'histoire européenne », mettant en garde contre des « conséquences imprévisibles pour l'avenir de toute la région ».telegraph