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reutersecb.europa+1reuters+1Peter Kazimir, membre du conseil d'administration de la Banque centrale européenne, a déclaré lundi que la BCE devrait relever ses taux d'intérêt au moins une fois de plus pour contenir l'inflation. Il a averti qu'une détérioration des perspectives pourrait justifier un resserrement monétaire plus important que prévu.reuters+1
Le gouverneur de la banque centrale de Slovaquie, l'une des voix les plus fermes du conseil, a affirmé qu'il faudrait des données économiques et des développements géopolitiques « très convainvants » au cours des prochaines semaines pour qu'il ne plaide pas en faveur d'un relèvement lors de la réunion du 10 septembre.reuters
Les déclarations de Kazimir interviennent quatre jours après le maintien du taux de dépôt de la BCE à 2,25 % lors de sa réunion du 23 juillet. Cette décision unanime faisait suite à une hausse de 25 points de base en juin, la première hausse en près de trois ans. La présidente de la BCE, Christine Lagarde, avait alors souligné que les effets de second tour sur l'inflation n'étaient pas encore visibles dans les données, ce qui constituait une raison clé de cette pause.ecb.europa+2
Kazimir a soutenu qu'attendre que ces effets de second tour deviennent visibles serait trop tard, car ces dynamiques sont coûteuses à inverser une fois enracinées. Cette posture ferme fait écho à ses déclarations précédentes : en mai, il jugeait une hausse en juin « presque inévitable », et quelques jours après la décision de juin, il affirmait que « la mission n'est pas achevée ».investing+1
Les marchés financiers intègrent au moins deux autres hausses de taux de la BCE, la première étant totalement intégrée d'ici octobre et la seconde d'ici mars, selon Reuters. Les swaps de taux d'intérêt traduisent une probabilité d'environ 70 à 85 % pour une hausse en septembre.global.morningstar+2
Les projections des services de la BCE de juin prévoient une inflation globale moyenne de 3 % en 2026, 2,3 % en 2027 et 2 % en 2028, avec une inflation sous-jacente à 2,5 % en 2026 et 2027. La croissance de la zone euro ne devrait atteindre que 0,8 % cette année, ralentie par le conflit au Moyen-Orient et le niveau élevé des prix de l'énergie.youtube+1
D'autres membres du conseil ont laissé la porte ouverte. Le gouverneur autrichien Martin Kocher a déclaré vendredi à Bloomberg que la réunion de septembre donnerait lieu « à une hausse ou à un statu quo » selon les données publiées au cours de l'été. Les économistes de la Commerzbank prévoient quant à eux un relèvement de 25 points de base en septembre, soulignant que leur indicateur de communication de la BCE reste orienté vers la fermeté.fxstreet+1