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jpost+1al-monitor+1middleeasteye+1Le ministère de l'Intérieur de Bahreïn a annoncé samedi l'arrestation de 41 individus décrits comme membres d'un réseau lié au Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran, intensifiant une répression sécuritaire qui, selon des groupes de défense des droits humains, a ciblé de manière disproportionnée la population musulmane chiite du pays depuis le déclenchement de la guerre dans la région.
Les 41 détenus ont été identifiés comme le "noyau" d'une organisation affiliée au opérant à l'intérieur de Bahreïn, selon un communiqué relayé par l'agence de presse nationale. Ils font face à des accusations d'"espionnage avec des entités étrangères et de sympathie avec l'agression iranienne flagrante", a déclaré le ministère de l'Intérieur. Le ministère a ajouté que les enquêtes sont en cours et que des "mesures nécessaires" seraient prises contre toute personne impliquée dans les activités du groupe.jpost+2
Ces arrestations suivent un schéma plus large de détentions depuis que les États-Unis et Israël ont lancé une offensive militaire conjointe contre l'Iran le 28 février, ce qui a déclenché des contre-attaques iraniennes sur les États du Golfe hébergeant des installations militaires américaines, dont Bahreïn. Depuis lors, les autorités bahreïnites ont arrêté plus de 200 personnes, pour la plupart chiites, selon le Bahrain Institute for Rights and Democracy (BIRD) et le Al Amal Center for Human Rights and Justice.U.S. News & World Report+2
Bahreïn, un petit royaume insulaire à population majoritairement chiite gouverné par une monarchie sunnite, a été l'un des États du Golfe les plus durement touchés par le conflit avec l'Iran, subissant des frappes sur des infrastructures civiles et énergétiques. Le royaume a également fait face à des perturbations économiques dues à la fermeture du détroit d'Ormuz.jpost
L'annonce de samedi intervient moins de deux semaines après que Bahreïn a révoqué la citoyenneté de 69 individus accusés de "glorifier ou sympathiser" avec les attaques iraniennes, une mesure qui a également affecté les membres de leur famille. Le roi Hamad bin Isa Al Khalifa a émis une directive déclarant que les 69 étaient tous "d'origine non bahreïnite", une désignation généralement appliquée aux citoyens naturalisés. Le BIRD a qualifié cela de première révocation massive de citoyenneté en plus de sept ans.aljazeera+2
Les organisations de défense des droits ont vivement critiqué la répression. Human Rights Watch a déclaré en mars que les autorités bahreïnites avaient arrêté des dizaines de personnes "pour avoir exercé leur droit à l'expression pacifique" et qu'elles réclamaient la peine de mort dans certains cas. Le gouvernement a interdit les manifestations début mars, citant une "agression iranienne flagrante contre le Royaume de Bahreïn". Le Centre national de communication de Bahreïn a rejeté les allégations selon lesquelles les mesures cibleraient les citoyens sur la base de leur identité religieuse, qualifiant de telles suggestions de "catégoriquement fausses et incendiaires" et insistant sur le fait que les accusations sont basées sur une "conduite spécifique et prouvée".bssnews+1