Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

ctvnews+1ctvnews+1chronicle+1Environ 60,000 migrants ont traversé la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Ceuta en l'espace de 24 heures à partir de jeudi, submergeant la population de 83,000 habitants de ce petit territoire et déclenchant une crise humanitaire qui a fait au moins 57 morts, selon les autorités espagnoles.ctvnews+2
Cette brèche frontalière sans précédent, la plus importante de l'histoire de Ceuta, a poussé l'Espagne à déployer son armée, a déclenché une crise diplomatique à travers l'Europe et a conduit l'Italie à menacer de suspendre son accord de libre circulation Schengen avec l'Espagne. Vendredi après-midi, plus de 48,300 migrants étaient retournés volontairement au Maroc, selon le ministère espagnol de l'Intérieur.arabtimesonline+1
Nombre de victimes se sont noyées en tentant de nager depuis la ville marocaine de Fnideq, tandis que d'autres ont été écrasées dans une bousculade au niveau de la clôture de la jetée, près du poste frontière de la plage de Tarajal. Les forces de sécurité marocaines ont utilisé des canons à eau, des gaz lacrymogènes et des matraques pour stopper les traversées, tandis que les carcasses calcinées d'un bus et de sept voitures témoignaient des affrontements côté marocain.reuters+2
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s'est rendu à Ceuta vendredi, qualifiant cette traversée massive de "violation de l'intégrité territoriale de l'Espagne". Il a accusé les réseaux de trafic d'êtres humains d'avoir exploité une décision de la Cour suprême espagnole du 29 juin qui interdisait aux autorités de renvoyer sommairement les migrants arrivant par la mer. "Il semble que cette interprétation de la décision de la Cour suprême s'est propagée comme une traînée de poudre ces dernières heures à travers les réseaux des organisations de trafic d'êtres humains", a déclaré Sánchez.ctvnews+1
Le président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a décrit la situation comme "absolument insoutenable", les centres d'accueil étant débordés et des milliers de migrants, dont des mineurs non accompagnés, dormant sur les trottoirs.aljazeera+1
La crise a provoqué une onde de choc en Europe. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a déclaré que l'Italie était prête "à intervenir avec des mesures extraordinaires pour défendre les frontières et la sécurité des citoyens, y compris la suspension de l'espace Schengen avec l'Espagne". Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a affirmé que le programme d'amnistie espagnol accordant la citoyenneté à des centaines de milliers de migrants "est profondément erroné et encourage le trafic d'êtres humains". L'Espagne a convoqué l'ambassadeur d'Italie en réponse, le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares qualifiant les remarques de Tajani d'"inappropriées" et exigeant "de la solidarité et non de la démagogie partisane".newsweek+1
La France a activé sa force d'intervention rapide aux frontières et a renforcé les contrôles à sa frontière espagnole. Le président américain Donald Trump a saisi l'occasion lors d'une réunion de cabinet, déclarant que "cela ressemble à l'invasion d'un pays" et avertissant que cela pourrait arriver en Amérique "si les républicains ne sont pas élus".euobserver+2
Malgré la tempête politique, la crise semblait s'apaiser rapidement vendredi après-midi. Le ministère espagnol de l'Intérieur a rapporté que les migrants retournaient au Maroc au rythme d'environ 150 personnes par minute, beaucoup invoquant le manque de nourriture, d'abri ou d'opportunités dans l'enclave surpeuplée. Abdulah Buji, un jeune de 21 ans originaire de Tétouan, a déclaré à l'Associated Press : "Je n'ai pas trouvé d'opportunités ici non plus, donc je dois rentrer".arabtimesonline+1
Le commissaire européen Magnus Brunner a souligné que les contrôles aux frontières pour les personnes quittant Ceuta restaient en vigueur, affirmant qu'"il n'y a pas de mouvements vers l'avant" en direction du continent européen.chronicle