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The Star+1apnews+1The Irish Times+1Des marins à bord de la frégate russe Admiral Grigorovich ont tiré des coups de semonce sur un yacht civil immatriculé au Royaume-Uni dans la Manche mardi matin, lors d'un incident que le ministère britannique de la Défense a déclaré enquêter.
Les tirs ont eu lieu vers 11h40 heure locale, à environ 20 milles marins au sud de l'île de Wight, en dehors des eaux territoriales britanniques, dans la zone maritime située entre l'île et la Normandie, en France. Les projectiles ont atterri à environ 500 mètres du yacht, selon les rapports, mais n'ont causé ni blessures ni dommages. Le yacht a poursuivi sa route.The Guardian+3
Le HMS Mersey de BAE Systems plc, l'un des patrouilleurs hauturiers de la Royal Navy, surveillait l'Admiral Grigorovich au moment de l'incident. Une embarcation du HMS Tyne, un patrouilleur jumeau, a été dépêchée auprès du yacht pour recueillir des détails et vérifier la sécurité de l'équipage.RTÉ+2
Le ministère de la Défense a déclaré dans un communiqué : "Nous enquêtons sur les rapports faisant état d'un incident dans la Manche". Des sources de défense ont indiqué qu'elles considèrent cet épisode comme isolé et sans lien avec l'abordage récent par la Royal Navy du pétrolier de la flotte fantôme russe sous sanctions, le Smyrtos.apnews+2
L'incident survient seulement deux jours après que des Royal Marine Commandos ont abordé et saisi le Smyrtos, un pétrolier battant pavillon camerounais transportant plus de 100 000 tonnes de pétrole brut russe, lors de la première opération de ce type menée par le Royaume-Uni depuis le début de la guerre en Ukraine. Le capitaine du pétrolier, un ressortissant indien, a été inculpé pour violation des sanctions.bbc+2
L'Admiral Grigorovich maintient une présence persistante dans les eaux entourant la Grande-Bretagne depuis des mois. Depuis avril, la frégate escorte des pétroliers de la flotte fantôme russe sous sanctions à travers la Manche, défiant ouvertement la promesse du Premier ministre Keir Starmer de sévir contre le commerce illicite de pétrole. Le HMS Mersey, le HMS Tyne et le HMS Severn ont surveillé les mouvements du navire de guerre tout au long de cette période.Metro+3
Le Kremlin a précédemment décrit les opérations d'escorte navale de la Russie comme une protection contre la "piraterie", le porte-parole Dmitry Peskov affirmant que Moscou "s'estime en droit de prendre des mesures pour protéger ses intérêts". Les coups de semonce de mardi marquent la première fois au cours de cette impasse prolongée que des armes sont utilisées à proximité d'un navire civil, soulevant des questions sur les règles d'engagement régissant les navires de guerre russes transitant par des voies maritimes internationales fréquentées.UNN