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eib+1reuters+1linkedin+1Les banques multilatérales de développement ont engagé un montant record de 163 milliards de dollars en financement climatique en 2025, le financement des pays à revenu faible et intermédiaire ayant bondi de 21 % pour atteindre 103 milliards de dollars, selon un rapport annuel conjoint publié lundi. Ce jalon survient à peine deux semaines après que la Banque mondiale a abandonné ses principaux objectifs de prêts climatiques sous la pression de l'administration Trump, jetant une ombre sur les progrès futurs.eib+2
Les chiffres de 2025 représentent une accélération marquée par rapport à 2024, lorsque les banques multilatérales de développement avaient collectivement fourni 137 milliards de dollars en financement climatique, dont 85,1 milliards destinés aux économies à revenu faible et intermédiaire. Le dernier rapport, publié conjointement par des institutions telles que la Banque européenne d'investissement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la Banque asiatique de développement, montre que le financement climatique pour les pays en développement a dépassé pour la première fois les 100 milliards de dollars.iadb+2
Les banques multilatérales de développement s'étaient engagées lors de la COP29 fin 2024 à porter leur financement climatique à 185 milliards de dollars par an d'ici 2030. Les résultats de 2025 suggèrent que le groupe est globalement sur la bonne voie pour respecter cet engagement collectif.linkedin
Le 29 juin, la Banque mondiale a annoncé qu'elle "retirerait" son objectif de canaliser 45 % des prêts annuels vers des projets ayant des co-bénéfices climatiques, ainsi qu'un précédent critère de 35 %. L'institution a présenté cette décision comme un passage "des intrants aux résultats pour maximiser l'impact sur le développement", tout en prolongeant indéfiniment son Plan d'action sur le changement climatique plus large.france24+3
Reuters Thomson Reuters Corporation a rapporté que la décision est intervenue quelques mois après les critiques des États-Unis — le plus grand actionnaire de la banque — selon lesquelles elle devrait se recentrer sur le développement économique de base. La France avait lancé un appel de dernière minute exhortant la banque à ne pas abandonner ses engagements climatiques.reuters+1
En 2024, la Banque mondiale avait dirigé 43 milliards de dollars, soit 44 % de ses prêts, vers des projets liés au climat — atteignant presque son propre objectif. La banque a déclaré qu'elle continuerait à financer les énergies renouvelables, l'agriculture résiliente au climat et l'adaptation aux catastrophes, mais sans critères d'allocation contraignants.mexicobusiness+1
Le World Resources Institute a qualifié la décision de préoccupante. "Cette semaine, le conseil d'administration de la Banque mondiale a décidé d'abandonner son objectif de faire en sorte que 45 % de ses investissements soutiennent l'atténuation et l'adaptation au changement climatique", a déclaré le WRI dans un communiqué.wri
La tension entre les chiffres records des banques multilatérales de développement et le retrait de la Banque mondiale souligne une incertitude plus large dans l'architecture mondiale du financement climatique. Alors que d'autres banques de développement continuent d'étendre leurs engagements, la Banque mondiale — le plus grand fournisseur unique de financement multilatéral au développement — opère désormais sans objectif climatique quantitatif pour la première fois depuis des années.