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euronews.com.bloomberg.com.themoscowtimes.com+1.Les responsables européens ont fermement rejeté vendredi l'idée de Washington de lier un accord de paix en Ukraine à un cadre de sécurité européen plus large incluant la Russie. Ils ont insisté sur le fait que Moscou n'a aucun droit de regard sur les défenses du continent et qu'aucun accord ne peut être conclu sans la participation directe de l'Europe. Ce désaccord survient quelques jours avant la reprise des pourparlers menés par les États-Unis entre la Russie et l'Ukraine, prévus à Abou Dabi les 10 et 11 novembre.ilfoglio.it
Selon Bloomberg, citant des personnes proches du dossier, les nations européennes exigent que la Russie cesse sa guerre contre l'Ukraine avant d'accepter de discuter des préoccupations du Kremlin concernant l'architecture de sécurité européenne. Cette position pourrait les mettre en porte-à-faux avec les États-Unis. Ces mêmes sources ont précisé que les exigences d'avant-guerre de Vladimir Poutine, visant à réduire la présence de l'OTAN en Europe de l'Est, restent inacceptables.bloomberg.com
Cette réaction fait suite aux propos du président Donald Trump tenus le jeudi 5 novembre. Il a affirmé qu'un futur accord "impliquerait plus que l'Ukraine" et "pourrait impliquer toute l'Europe", le qualifiant de "grand et beau accord". Son envoyé spécial et gendre, Jared Kushner, a indiqué que Washington travaillait sur "une architecture de sécurité européenne plus large". Kushner a mentionné des éléments tels que les communications de crise, la transparence militaire et des mesures visant à réduire les risques d'escalade. Il a ajouté que l'OTAN "resterait centrale" et qu'aucun pays n'aurait de droit de veto sur les choix d'un autre.euronews.com+1
S'exprimant depuis Varsovie, la cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a déclaré : "Nous avons déjà une architecture de sécurité européenne en place." Elle a ajouté que "Poutine n'a pas de droit de veto sur la sécurité européenne" et que l'UE devrait être impliquée pour que tout accord soit viable. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radoslaw Sikorski, a qualifié un arrangement conclu "au-dessus de nos têtes" d'"impossible". Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, a estimé que l'Europe devrait se concentrer sur "notre propre protection contre la Russie" plutôt que de discuter de zones d'influence avec Moscou.euronews.com
Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a affirmé que l'Europe devrait inévitablement participer. Il a également déclaré que les Européens "n'ont même pas encore été capables de décider qui peut parler en leur nom", y voyant un signe d'"indécision". Ses commentaires font suite à un appel téléphonique entre Poutine et les dirigeants de la Finlande et de la Norvège. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a critiqué cet appel.themoscowtimes.com
Les divisions sur la représentation sont également visibles au sein du bloc. Sikorski a souligné que "l'Europe de l'Est et la Scandinavie ne peuvent pas être exclues de la conversation". La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a écrit à l'envoyé de l'UE pour avertir que l'Italie pourrait ne pas reconnaître des engagements auxquels elle n'aurait pas consenti au préalable. Il Foglio a rapporté que les 27 États membres n'ont pas encore défini de mandat de négociation.ilfoglio.it
Kushner a promis de consulter étroitement les partenaires européens en marge des réunions à Abou Dabi et, en cas de progrès, de passer à un format plus large les incluant directement. Cette rencontre sera le premier cycle de négociations depuis février.investing.com+1