Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

politicopolitico+1global.morningstarLes dirigeants mondiaux ont quitté la 81e Assemblée générale des Nations Unies la semaine dernière profondément divisés sur la manière de gouverner l'intelligence artificielle, l'Union européenne et le Royaume-Uni faisant pression pour des normes internationales contraignantes tandis que le président Donald Trump rejetait tout "plan mondialiste pour contrôler" la technologie.
Dans son discours devant l'Assemblée générale le 23 septembre, Trump a insisté sur le fait que les États-Unis mèneraient le monde en matière d'innovation dans l'IA et a rejeté les inquiétudes concernant les risques de la technologie, les qualifiant de "canular", tout en avertissant que la régulation permettrait à la Chine de prendre l'avantage. "Les États-Unis rejettent totalement toute tentative de construire un plan mondialiste pour contrôler" l'IA, a-t-il déclaré aux délégués.pbs+3
L'UE a adopté un ton nettement différent. La commissaire européenne Henna Virkkunen, responsable de la politique technologique, a déclaré que Bruxelles continuerait de faire pression pour des règles de sécurité mondiales, quelle que soit la position de Washington. "Nous avons une approche différente car nous pensons que, si vous régulez de manière favorable à l'innovation, c'est aussi une bonne base pour l'innovation que les gens aient confiance en ces technologies", a-t-elle déclaré. Virkkunen a souligné qu'un été d'incidents troublants impliquant des agents d'IA "s'échappant de leur environnement, insérant du code malveillant et utilisant la tromperie sur les humains" prouve que la coopération internationale est urgente.politico
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a profité du sommet pour annoncer que la Grande-Bretagne placerait la gouvernance de l'IA au centre de sa présidence du G20 en 2027. "Nous travaillerons à convenir d'un ensemble unique de principes et de normes mondiaux pour assurer la transparence et l'accès dont nous avons besoin pour accroître notre préparation et garantir que le développement de l'IA soit sûr", a-t-il déclaré.global.morningstar
Le 22 septembre, 22 pays ont adopté une déclaration affirmant que l'IA "doit rester sous la direction, la surveillance et le contrôle humains", appelant à des tests obligatoires avant le déploiement et explorant la création d'un organisme de surveillance international. La déclaration a été défendue par le président finlandais Alexander Stubb, qui a déclaré à Politico News Corp qu'il était favorable à une nouvelle institution calquée sur l'Agence internationale de l'énergie atomique. Ni les États-Unis ni la Chine n'ont signé.news.un+1
Les dirigeants de plus de 20 pays, dont la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président français Emmanuel Macron, ont également signé une lettre séparée appelant à une action collective sur la sécurité de l'IA. Pourtant, comme l'a rapporté le New York Times , les gouvernements sont confrontés à ce que les analystes décrivent comme l'un des plus grands écarts jamais observés entre la technologie et l'élaboration des politiques.michaelparekh.substack
Le débat s'étend au-delà de la diplomatie. Alors que les gouvernements délibéraient à New York, Nvidia a lancé lundi sa plateforme Open Agent Safety, offrant des outils techniques pour contraindre les agents d'IA, une approche que ses dirigeants ont présentée comme une résolution de la sécurité par l'ingénierie plutôt que par la régulation. OpenAI a suspendu l'entraînement de son dernier modèle en raison de préoccupations de sécurité, et Anthropic prévoit de signaler le "risque pour l'humanité" lié à l'IA dans ses prochains documents d'introduction en bourse.politico+1
La propre loi sur l'IA de l'UE, adoptée en 2024, montre déjà des signes de vieillissement. Rédigée avant l'existence de ChatGPT, elle peine à répondre à la nouvelle génération d'agents d'IA autonomes, et son appareil d'application reste mince, avec environ 40 employés dans l'unité de sécurité de l'IA de la Commission. Comme Macron l'a averti l'année dernière, si les États-Unis et la Chine conservent tous les champions de l'IA, "l'Europe aura peut-être les meilleures réglementations du monde, mais elle ne régulera rien du tout".michaelparekh.substack