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politico+1bbc+1politico+1Des représentants des gouvernements de l'Union européenne se réunissent jeudi à Bruxelles pour discuter de l'établissement de règles mondiales visant à contrer les menaces posées par les modèles d'IA avancés, selon deux diplomates européens et un projet d'ordre du jour consulté par Politico.politico
Cette réunion du Conseil de l'intelligence artificielle de l'UE, qui rassemble des représentants de chaque État membre, intervient dans un contexte tendu : les leaders de l'industrie de l'IA appellent à un ralentissement du développement, tandis que l'administration Trump a qualifié les inquiétudes liées à la sécurité de "canular".
La Commission européenne fournira des "mises à jour sur la politique de l'UE et internationale en matière d'IA" et présentera un "briefing technique sur les incidents récents liés à l'IA" lors de la session de jeudi, a rapporté Politico. Ce rassemblement fait suite à une série d'appels de dirigeants du secteur pour modérer le rythme de l'innovation. Le 12 septembre, le PDG d'Anthropic, Dario Amodei, a publié un essai de 3 800 mots intitulé "We Must Pace the Frontier", arguant que les laboratoires devraient limiter délibérément la vitesse des gains de capacité pour permettre à la recherche sur la sécurité de rattraper son retard. Le PDG d'OpenAI, Sam Altman, a rapidement soutenu cette proposition, s'engageant à adopter la suggestion d'Amodei d'utiliser des évaluateurs indépendants ayant un accès au niveau des employés.shattered+2
La commissaire européenne au numérique Henna Virkkunen a soutenu l'appel à des règles mondiales sur l'IA à la suite des récents avertissements des chercheurs. La réunion du Conseil de l'IA sera la neuvième depuis sa création et fait suite à l'engagement pris par les chefs d'État de l'UE plus tôt cette année d'organiser une première table ronde sur l'IA réunissant des dirigeants nationaux.digital-strategy.europa+2
Le rassemblement de Bruxelles se déroule dans un contexte radicalement différent à Washington. Lundi, le président Trump a balayé les craintes liées à la sécurité de l'IA, les comparant à "l'arnaque du réchauffement climatique" dans une série de publications sur Truth Social. "Le seul contrôle ou garde-fou dont l'IA a besoin est un PRÉSIDENT FORT ET INTELLIGENT (avec un QI élevé !)", a écrit Trump, selon Axios. S'exprimant par téléphone devant un public de dirigeants technologiques, Trump a déclaré : "Les robots ne vont pas prendre le contrôle du monde".bbc+3
Le conseiller en IA de Trump, David Sacks, a dépeint l'alarmisme autour de l'IA comme l'œuvre d'un "complexe industriel de la fin du monde", présentant le débat sur la sécurité comme un effort coordonné lié à des opposants politiques. Cette position approfondit une fracture transatlantique sur la gouvernance de l'IA qui s'est accentuée depuis l'entrée en vigueur de l'IA Act de l'UE en août 2024.axios+1
L'UE dispose déjà de la loi sur l'IA la plus complète au monde. De nouvelles règles de transparence pour les systèmes d'IA sont entrées en vigueur le 2 août, et les exigences pour les systèmes d'IA à haut risque doivent s'appliquer à partir de décembre 2027 après des extensions prévues par les amendements omnibus de 2026. La lauréate du prix Nobel Maria Ressa, s'exprimant lors d'une conférence à Oslo cette semaine, a fait valoir que des pays comme la Chine ont mis en place davantage de protections pour les utilisateurs d'IA que les États-Unis et a appelé à une collaboration internationale pour tenir les entreprises technologiques responsables.devdiscourse+2
Il reste à voir si la réunion de jeudi débouchera sur des mesures concrètes vers un cadre mondial, mais l'UE semble déterminée à aller de l'avant, avec ou sans Washington.