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bloombergazernewsazernewsLe Qatar est en discussion pour acheter du gaz naturel liquéfié auprès de fournisseurs américains dans le cadre d'accords à long terme, une décision qui souligne l'ampleur des perturbations que la guerre avec l'Iran a infligées au commerce mondial de GNL. La société publique QatarEnergy s'intéresse aux approvisionnements provenant à la fois de projets d'exportation américains en activité et en construction, a rapporté Bloomberg jeudi, citant des personnes proches des négociations privées.bloomberg
Ces pourparlers marquent la première indication depuis le début du conflit que le Qatar, autrefois responsable d'environ un cinquième de l'approvisionnement mondial en GNL, cherche en dehors du Moyen-Orient à élargir son portefeuille et à honorer ses engagements envers des clients qu'il ne peut plus servir via les routes traditionnelles du Golfe.aa+1
Le complexe d'exportation de GNL de Ras Laffan au Qatar, décrit comme la plus grande usine de GNL au monde, a été endommagé lors d'une frappe iranienne au cours des premières semaines du conflit qui a débuté fin février. Les réparations complètes pourraient prendre entre trois et cinq ans, selon l'agence Anadolu. Avant la guerre, le Qatar faisait avancer des plans pour presque doubler la production de l'installation d'ici 2030.aa
QatarEnergy détient déjà une participation dans le terminal GNL Golden Pass au Texas, qui a commencé ses exportations en avril et a augmenté sa production. Sa branche commerciale, QatarEnergy Trading, a également élargi sa capacité à commercialiser du GNL produit aux États-Unis via des contrats à court terme. En juillet, Reuters a rapporté que QatarEnergy avait acheté 33 cargaisons de GNL au comptant aux États-Unis pour livraison en Corée du Sud, à Taïwan, au Bangladesh, en Inde et au Japon.theedgesingapore+2
Le Qatar a pratiquement interrompu les expéditions depuis sa base nationale depuis qu'un de ses pétroliers a été attaqué fin juillet, selon Bloomberg. QatarEnergy a prolongé la clause de force majeure sur les livraisons de GNL pour les clients européens et asiatiques au moins jusqu'à fin septembre.bloomberg+1
La crise plus large dans le détroit d'Ormuz a remodelé les flux énergétiques mondiaux. Les expéditions de GNL via cette voie navigable ont diminué de 92 pour cent depuis le début du conflit, passant de 10,5 milliards de pieds cubes par jour à 800 millions, tandis que les volumes de pétrole ont chuté de 77 pour cent. Le 9 septembre, l'Iran a annoncé une nouvelle zone d'exclusion maritime dans le golfe Persique, resserrant davantage le passage par le détroit.azernews
En moyenne, seuls environ 10 navires par jour ont traversé le détroit au cours des 10 jours précédant le 8 septembre, soit le niveau le plus bas depuis mai, selon les données de Kpler. L'Union européenne entame la saison hivernale avec un stockage de gaz à 65,6 pour cent, le niveau le plus bas pour cette période depuis 2011.azernews
La perturbation a provoqué des ondes de choc en Asie et en Europe. L'Inde n'a reçu que 60 pour cent de ses volumes contractuels du golfe Persique entre mars et juillet, forçant les importateurs à se tourner vers les marchés américains avec des délais de livraison s'étendant à plus de 45 jours par trajet. En Chine, les entreprises pétrochimiques ont réduit leur production pour diminuer leur consommation de carburant, tandis que le président indonésien a visité la Russie en avril pour discuter de la diversification des importations d'énergie.azernews
Alors qu'aucune fin de la guerre n'est en vue, le pivot du Qatar, passant du statut de premier exportateur mondial de GNL à celui d'acheteur actif de gaz américain, illustre à quel point le conflit a bouleversé un marché qui a mis des décennies à se construire.