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money.usnews+1reutersreutersLes restrictions d'accès à certains services d'intelligence artificielle américains incitent les grandes entreprises européennes à accélérer leurs efforts pour répartir les risques entre plusieurs fournisseurs d'IA, renforçant ainsi la volonté de trouver des alternatives nationales sur le continent.
La tendance a été mise en lumière ce mois-ci lorsque le gouvernement américain a ordonné à Anthropic de suspendre l'accès à ses modèles d'IA les plus avancés — Claude Fable 5 et Mythos 5 — pour les ressortissants étrangers, invoquant des raisons de sécurité nationale. La directive, reçue le 12 juin, a entraîné un arrêt mondial des modèles car une distinction précise basée sur la nationalité était techniquement irréalisable. La Commission européenne a déclaré qu'elle évaluait les "conséquences pratiques" de la décision et que les mesures ne devraient pas être discriminatoires à l'égard des partenaires.money.usnews+2
Des dirigeants de Siemens, Renault, Orange et de la société française d'IA ChapsVision ont déclaré à Reuters lors de la conférence VivaTech de la semaine dernière à Paris qu'ils utilisaient déjà un mélange de modèles américains, chinois et européens pour éviter de dépendre d'un seul fournisseur. Siemens a déclaré utiliser les modèles chinois DeepSeek et Qwen d'Alibaba , ainsi que Nemotron de Nvidia aux côtés d'autres modèles américains et européens.globalbankingandfinance+1
"La souveraineté est souvent confondue avec l'autarcie, et l'autarcie n'est absolument pas la solution", a déclaré à Reuters Cedrik Neike, directeur général de Digital Industries chez Siemens. "Il faut de la flexibilité".globalbankingandfinance
Orange a déclaré que les restrictions d'Anthropic ont rendu "manifeste, si ce n'était pas déjà le cas, combien il est important pour l'Europe d'avoir accès à un service d'IA qu'elle peut contrôler, qui ne sera jamais coupé sur un coup de tête". ChapsVision, qui a remporté des contrats gouvernementaux en France et en Allemagne pour remplacer le rival américain Palantir , a déclaré que la souveraineté signifie avoir une alternative crédible prête si un service clé est coupé.globalbankingandfinance
Le changement stratégique des entreprises s'aligne sur la volonté plus large de la Commission européenne en faveur de l'indépendance technologique. Le 3 juin, Bruxelles a dévoilé son paquet sur la souveraineté technologique, comprenant la loi sur le développement du cloud et de l'IA et la loi sur les puces 2.0, visant à réduire la dépendance vis-à-vis des géants technologiques américains dans le cloud, l'IA et les semi-conducteurs. La vice-présidente exécutive Henna Virkkunen a déclaré que la Commission voulait s'assurer qu'aucun fournisseur de cloud gérant des opérations critiques ne possède de "bouton d'arrêt".cnbc+2
Pourtant, le défi demeure : les fournisseurs européens d'IA à usage général sont peu nombreux, avec en tête la société française Mistral. Le directeur général d'OVHcloud, OVH Groupe SAS, Octave Klaba, a noté qu'en matière d'IA open source, "quand on regarde les modèles européens, ils ne sont pas impressionnants".globalbankingandfinance
La hausse des coûts ajoute à l'urgence. Les frais de jetons augmentent à mesure que les entreprises adoptent des systèmes d'IA agentiques, Orange citant Uber comme une entreprise ayant épuisé son budget de jetons pour 2026 en seulement quatre mois. Le groupe informatique Capgemini a déclaré que la plupart des fournisseurs d'IA adaptaient leurs offres au-delà de l'accès à distance pour atténuer les préoccupations liées à la dépendance en Europe — bien qu'il ait souligné que cet effort était encore en cours.globalbankingandfinance