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nytimesnytimesreutersMark Zuckerberg a passé ces dernières semaines à se positionner comme un opposant philosophique à Anthropic et à sa vision de l'intelligence artificielle. Pourtant, en coulisses, son entreprise injecte discrètement des milliards dans le rival même qu'il critique, selon un rapport du New York Times publié jeudi.nytimes
Meta est devenu l'un des plus gros clients d'Anthropic. Selon le Times, qui cite deux personnes ayant requis l'anonymat, des projections internes suggéraient cette année que l'entreprise pourrait dépenser jusqu'à 10 milliards de dollars par an dans les technologies d'IA d'Anthropic. Ce montant représenterait une part substantielle des revenus d'Anthropic, qui atteignaient un taux annualisé de plus de 65 milliards de dollars fin juillet, selon Bloomberg.bloomberg+1
Cet enchevêtrement financier souligne les relations complexes qui définissent la course à l'IA dans la Silicon Valley. Plus tôt ce mois-ci, Zuckerberg a publié un essai de 6 500 mots arguant que les principaux laboratoires d'IA cherchent à centraliser le pouvoir tout en dépeignant un avenir rempli de fatalité. Bien qu'il n'ait pas nommé directement Anthropic ou son PDG Dario Amodei, la cible était claire.finance.yahoo+2
Pourtant, les ingénieurs de Meta s'appuient largement sur les outils d'Anthropic. Un rapport de The Information publié en juin a révélé que Meta avait dû restreindre l'utilisation de Claude Code par ses ingénieurs pour éviter que les résultats de modèles concurrents ne s'infiltrent dans les données d'entraînement de Meta. L'entreprise développe son propre assistant de codage, MetaCode, en partie pour réduire sa dépendance aux outils externes, et en partie à cause des coûts croissants de cette dépendance.the-decoder
La relation client n'est qu'une facette du dossier. En juillet, le New York Times a révélé que Meta et Anthropic étaient en discussions préliminaires pour que Meta loue des capacités de centres de données à Anthropic, dans le cadre d'un accord pouvant atteindre 10 milliards de dollars sur deux ans. Anthropic a initié ces discussions en juin 2026. Cet arrangement transformerait Meta, passant de consommateur d'infrastructure IA à vendeur, le PDG Zuckerberg ayant publiquement exprimé son intérêt pour la monétisation des infrastructures massives de l'entreprise.cryptobriefing+2
Meta a relevé ses prévisions de dépenses d'investissement pour 2026, les situant entre 130 et 145 milliards de dollars, soit près du double de ce qui a été dépensé en 2025. Le contrat potentiel avec Anthropic aiderait à compenser ces dépenses tout en offrant à Anthropic un accès à des ressources informatiques supplémentaires alors qu'elle se prépare à une éventuelle introduction en bourse.reuters+1
Aucune des deux entreprises n'a commenté publiquement l'ampleur de leur relation financière. Cette dynamique révèle un modèle courant dans l'industrie de l'IA : des entreprises qui se livrent une concurrence féroce en public tout en dépendant les unes des autres en privé. Alors que Zuckerberg soutient que la concentration du pouvoir dans l'IA menace la liberté individuelle, son entreprise finance simultanément l'une des entités contre lesquelles il met en garde, tout en explorant des moyens de tirer profit de sa croissance.nytimes