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bloombergbloombergbloombergHuawei Technologies a proposé de construire des centres de données IA en Égypte à des fins militaires, de surveillance et pour le secteur public, selon des documents consultés par Bloomberg News. Une initiative qui a incité l'administration Trump à organiser en urgence une contre-offre impliquant les géants américains des puces et du cloud.bloomberg
Le principal concurrent chinois de Nvidia a répondu à un appel d'offres du Caire en proposant d'exporter 1 408 de ses puces haut de gamme de la série Ascend 950 pour un cloud d'entraînement à l'IA, ainsi que 600 puces supplémentaires, soit du même modèle, soit du modèle antérieur 910B, pour deux clusters d'inférence, selon des personnes proches du dossier. Huawei a présenté un plan sur 12 mois pour construire l'infrastructure. S'il aboutit, ce projet pourrait représenter le premier export connu des accélérateurs Ascend de Huawei après plus d'un an de tentatives. Bloomberg avait précédemment rapporté que l'entreprise ne semblait pas avoir finalisé d'exportations d'Ascend.freemalaysiatoday+1
Lorsque l'administration Trump a appris l'existence de cette proposition, le Département d'État a contacté Nvidia, Advanced Micro Devices et Microsoft pour constituer un consortium américain visant à contrer l'offre, selon des personnes ayant demandé l'anonymat pour évoquer des discussions confidentielles. "L'Égypte fait partie des dizaines de pays avec lesquels nous discutons du leadership technologique américain en matière d'intelligence artificielle", a déclaré un porte-parole du Département d'État. "L'IA américaine profite au monde entier".bloomberg+1
La proposition de Huawei implique un partenariat avec iFlytek, la société de surveillance chinoise qui figure, comme Huawei, sur la liste noire américaine depuis 2019. Leur offre conjointe comprend la reconnaissance des véhicules et des individus à partir d'une base de données nationale sur la population, ainsi qu'une "sensibilisation à la situation" plus large intégrée dans une "vue panoramique de la ville sur un seul écran". Une diapositive de la présentation de 102 pages contenait l'insigne du ministère chinois de la Sécurité publique.theedgemarkets+1
Ce processus pourrait constituer la première confrontation directe entre les États-Unis et la Chine pour un même appel d'offres gouvernemental de centre de données IA. L'Égypte, un pays de plus de 100 millions d'habitants dont la deuxième stratégie nationale d'IA vise 7,7 % du PIB d'ici 2030, n'a historiquement pas été un marché prioritaire pour les entreprises américaines d'infrastructures d'IA.theedgemarkets
Les 2 008 puces proposées représentent une puissance de calcul modeste, l'équivalent d'environ quelques centaines de processeurs Nvidia de premier plan. Mais cette offre rappelle la stratégie qui a fait de Huawei le premier équipementier mondial de télécommunications: de petites livraisons initiales pour s'implanter sur des marchés non traditionnels. Huawei propose désormais à l'Égypte ses processeurs les plus avancés, plus puissants que le modèle 910C qu'il avait précédemment proposé aux pays du Golfe persique et de l'Asie du Sud-Est. L'entreprise explore également le déploiement d'Ascend 950 en Corée du Sud et en Amérique latine.tomshardware+3
Le moyen de pression de Washington repose en partie sur les contrôles à l'exportation: les livraisons de puces d'IA vers l'Égypte nécessitent une autorisation américaine depuis 2023. Il repose aussi en partie sur des avertissements extraterritoriaux indiquant que l'utilisation de certains accélérateurs Huawei sans approbation pourrait entraîner des sanctions juridiques. Cette approche s'est révélée efficace en Malaisie, qui s'est distanciée l'an dernier d'un système d'IA national propulsé par Huawei à la suite de pressions de la Maison-Blanche.freemalaysiatoday+1