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reuters+1reuters+1npr+1Jared Kushner, gendre du président Donald Trump et envoyé pour le Moyen-Orient, a rencontré lundi à Jérusalem le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou afin de faire pression pour l'avancement d'une feuille de route de paix en 15 points pour Gaza, soutenue par les États-Unis, que Netanyahou a publiquement rejetée.reuters+1
Kushner était accompagné de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair et du directeur général du Conseil pour la paix, Nickolay Mladenov, selon le Times of Israel, qui a rapporté que la réunion avait commencé au bureau de Netanyahou. Cette séance fait suite à la rare rencontre de deux heures que Kushner a eue dimanche avec le dirigeant du Hamas, Khalil al-Hayya, dans la ville égyptienne d'El-Alamein, confirmée par un responsable régional et un responsable du Hamas s'exprimant sous couvert d'anonymat.timesofisrael+2
Le cœur du différend porte sur la chronologie des étapes. Selon la feuille de route annoncée le 30 juillet, le Hamas remettrait progressivement ses armes à un comité technocratique palestinien tandis que les forces israéliennes arrêteraient leurs attaques et commenceraient à se retirer de Gaza. Le Hamas a accepté le plan mais insiste sur le fait qu'Israël doit d'abord respecter ses propres engagements, notamment le retrait vers la « ligne jaune » et l'arrêt des frappes.washingtonpost+1
Netanyahou a adopté la position inverse, déclarant la semaine dernière que « Tsahal ne procédera à aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé » et exigeant que le groupe remette « les armes lourdes, les armes légères, toutes les armes ». Les forces israéliennes contrôlent actuellement environ 60 % de la bande de Gaza.npr+2
Un responsable cité par le Times of Israel a minimisé les tensions, affirmant que la réunion de lundi était axée sur « la progression sur tous les éléments possibles » plutôt que sur la recherche d'une signature formelle d'Israël sur le plan.timesofisrael
Avant les discussions de lundi, huit pays (l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie, le Pakistan, l'Indonésie, le Qatar, l'Égypte et la Turquie) ont publié une déclaration commune condamnant le rejet de la feuille de route par Israël, affirmant qu'« Israël porte désormais la responsabilité d'entraver les efforts visant à ramener la paix à Gaza ».yahoo+1
Les ministres des Affaires étrangères ont appelé le Conseil pour la paix et les États-Unis à prendre des « mesures immédiates et concrètes » pour empêcher toute partie de bloquer la mise en œuvre. Le parti Likoud de Netanyahou a réagi en affirmant que « les États arabes veulent renverser » le Premier ministre afin que ses rivaux politiques « leur donnent tout ce qu'ils veulent ».npr
L'enjeu est la vie d'environ 2 millions de Palestiniens à Gaza et la reconstruction d'une enclave largement réduite en ruines. Au moins 1 262 Palestiniens ont été tués depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, selon le ministère de la Santé de Gaza.aljazeera+1
Netanyahou fait face à des élections législatives le 27 octobre avec une coalition qui comprend des ministres de la ligne dure opposés à toute concession sur Gaza, ce qui rend incertaine toute avancée décisive sur le cessez-le-feu avant cette date.news4jax+1