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iea+1Bloomberg+1MoneycontrolLes exportations de pétrole des Émirats arabes unis ont rebondi à près de 85 % des niveaux d'avant-guerre début juin, selon l'Agence internationale de l'énergie, marquant une reprise rapide rendue possible par les infrastructures d'oléoducs et les routes maritimes alternatives qui ont permis aux producteurs du Golfe de contourner la fermeture quasi totale du détroit d'Ormuz.
L'AIE, dans un commentaire publié le 22 juin, a souligné comment les EAU ont réussi cette reprise en s'appuyant fortement sur l'oléoduc Habshan-Fujairah d'une capacité de 1,8 million de barils par jour, qui contourne entièrement le détroit d'Ormuz et relie les champs pétrolifères d'Abou Dabi au port de Fujaïrah sur le golfe d'Oman. Le pays a également puisé dans 42 millions de barils de capacité de stockage souterrain à Fujaïrah et a accru le recours à des activités maritimes dites « clandestines », avec des pétroliers naviguant le long de la côte omanaise avec leurs transpondeurs éteints.X (formerly Twitter)+3
Cette reprise représente un revirement spectaculaire par rapport au mois de mars, lorsque la production pétrolière des EAU avait chuté de près de moitié, à environ 1,9 million de barils par jour, suite au blocus du détroit par l'Iran. En mai, les exportations totales étaient remontées à 3,1 millions de barils par jour, soit une hausse de 260 000 barils par jour d'un mois à l'autre, selon Reuters , citant le rapport sur le marché pétrolier de juin de l'AIE.BOE Report+2
L'Arabie saoudite a également réorienté la majeure partie de ses exportations via l'oléoduc Est-Ouest, qui a été rétabli à sa pleine capacité de 7 millions de barils par jour en avril après que des lignes auxiliaires de liquides de gaz naturel ont été converties pour transporter du brut. Les exportations depuis le port de Yanbu sur la mer Rouge ont bondi à environ 5 millions de barils par jour, avec 700 000 à 900 000 barils par jour supplémentaires de produits raffinés transitant également par cette route.Bloomberg+2
Goldman Sachs a estimé dans une note du 17 juin qu'un total combiné de 7,5 millions de barils par jour transitait par Yanbu, Fujaïrah et le port turc de Ceyhan, et qu'une normalisation complète des exportations du Golfe pourrait être atteinte même si les flux via Ormuz ne retrouvaient que 70 % des niveaux d'avant-guerre.Investing.com+1
Les conclusions de l'AIE interviennent alors que les États-Unis et l'Iran sont parvenus à un accord pour mettre fin au conflit de trois mois, qui inclut la réouverture du détroit d'Ormuz par l'Iran et la levée du blocus naval par les États-Unis. L'agence a toutefois averti que la reprise serait graduelle et qu'une poussée de l'offre en 2027 — avec une production mondiale devant augmenter de 8 millions de barils par jour face à une croissance de la demande de seulement 2 millions de barils par jour — pourrait faire basculer les marchés dans un large excédent.International Business Times+1
La résilience des exportations des EAU a pris un poids supplémentaire suite à leur départ de l'OPEP en mai, ce qui a supprimé les contraintes liées aux quotas de production et a ouvert la voie à l'Abu Dhabi National Oil Company pour atteindre son objectif de 5 millions de barils par jour de production d'ici 2027.reuters+2