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Il Sole 24 ORE+1reuters+1ecb.europa+1La Banque centrale européenne a averti mercredi que la guerre en Iran et la perturbation de l'approvisionnement énergétique qui en résulte via le détroit d'Ormuz réduiraient la croissance du PIB réel de la zone euro d'environ 0,4 point de pourcentage cette année, selon un nouveau rapport économique de la BCE publié le 24 juin. Cette estimation marque une révision à la hausse par rapport à l'impact de 0,3 point de pourcentage que la banque avait projeté dans son bulletin d'avril précédent.Il Sole 24 ORE+1
Le rapport, rédigé par l'économiste de la BCE Johannes Gareis, compare la crise pétrolière actuelle à des épisodes similaires depuis 1985 et conclut que les perturbations géopolitiques de l'approvisionnement en pétrole brut restent le principal moteur de la hausse des prix. L'analyse a été finalisée avant le récent protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran visant à apaiser les hostilités.Il Sole 24 ORE
Ces conclusions s'ajoutent aux avertissements formulés la veille par l'économiste en chef de la BCE, Philip Lane, qui a déclaré à la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen que le choc énergétique maintient l'inflation « bien au-dessus de l'objectif » et continuera de le faire jusqu'au premier semestre 2027. Lane a noté que la demande intérieure devrait désormais être plus faible que ce que la BCE avait anticipé en mars, car la hausse des coûts de l'énergie érode les revenus réels et le conflit pèse sur la confiance.ecb.europa+1
Selon ses projections de base de juin, la BCE prévoit une inflation globale moyenne de 3,0 % en 2026, 2,3 % en 2027 et 2,0 % en 2028. La croissance du PIB réel est prévue à 0,8 % en 2026, 1,2 % en 2027 et 1,5 % en 2028.dukascopy+2
Les projections actualisées ont étayé la décision de la BCE du 11 juin de relever son taux de facilité de dépôt de 25 points de base à 2,25 %, la première hausse de taux par une grande banque centrale en réponse au conflit en Iran. Lane a déclaré qu'il serait « très difficile de justifier que nous aurions dû rester » à 2 %, compte tenu du dépassement de l'inflation.reuters+2
Même si une résolution du conflit au Moyen-Orient se concrétise, Lane a averti que le mal est déjà fait. « L'incertitude reste élevée et il existe des risques persistants que l'inflation reste au-dessus de notre objectif à moyen terme de 2 % pendant un certain temps », a-t-il déclaré aux législateurs à Bruxelles. Les marchés financiers anticipent au moins une nouvelle hausse des taux d'ici la fin de l'année, le prochain mouvement étant pleinement attendu d'ici décembre.reuters+2
L'économie de la zone euro s'est contractée de 0,2 % au premier trimestre 2026, plombée par l'affaiblissement du commerce et la chute des investissements, selon les données d'Eurostat. En excluant une distorsion statistique liée à l'Irlande, le bloc a progressé de 0,3 %, soutenu par la consommation. Le marché du travail a jusqu'à présent résisté, avec un taux de chômage de 6,3 % en avril, bien que Lane ait reconnu que les entreprises et les ménages s'attendent à une détérioration des conditions.IndexBox Inc.+1
Lane a souligné que même une baisse rapide des prix du pétrole ne suffirait pas à annuler la dynamique inflationniste déjà enclenchée. « Quatre mois de coûts énergétiques élevés » ont déclenché des effets indirects sur les prix des denrées alimentaires, des biens et des services qui persisteront jusqu'en 2027, a-t-il déclaré.Bitget