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nytimes+1operativmm+1tmgmLes cours mondiaux du pétrole brut ont subi lundi l'une de leurs plus fortes baisses en une seule séance de ces dernières semaines, après que le président Donald Trump a suspendu les frappes militaires prévues contre l'Iran et laissé entrevoir un retour aux négociations diplomatiques, incitant les traders à abandonner rapidement la prime de risque géopolitique qui soutenait les prix depuis des mois de conflit.
Le pétrole Brent a chuté de plus de 7 % pour s'établir autour de 82-83 dollars le baril, tandis que le brut West Texas Intermediate a dévissé de plus de 5 % sous la barre des 80 dollars le baril, selon le New York Times. Ce mouvement de vente marque un recul spectaculaire par rapport aux niveaux qui avaient grimpé de plus de 20 % en juillet sur fond de reprise des combats et d'attaques de pétroliers près de l'Oman.nytimes+1
Donald Trump a annoncé samedi soir avoir suspendu les actions militaires américaines après que Téhéran et ses alliés régionaux, notamment l'Arabie saoudite, ont demandé un délai supplémentaire pour travailler à un accord portant sur la réouverture du détroit d'Ormuz et le programme nucléaire iranien. Dans un message publié sur Truth Social, Trump a indiqué que des discussions étaient en cours concernant les « paramètres d'un accord » et que des négociations avec l'Iran devaient débuter lundi après-midi.tmgm+2
L'Iran s'est montré plus prudent. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a déclaré que Téhéran ne menait aucune discussion directe avec Washington concernant la réouverture du détroit d'Ormuz, tout en confirmant que des pourparlers avec l'Oman sur le sujet se poursuivaient. Le détroit reste au cœur des marchés mondiaux de l'énergie, acheminant habituellement environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz.investorsking+1
Accentuant la baisse des prix, l'OPEP+ a confirmé dimanche que sept pays membres: l'Arabie saoudite, la Russie, l'Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l'Algérie et l'Oman, avaient accepté d'augmenter leur production quotidienne de 188 000 barils à partir de septembre. Cette décision marque la sixième hausse mensuelle consécutive alors que le groupe supprime progressivement les réductions volontaires introduites en 2023.operativmm+1
Toutefois, les analystes ont mis en garde contre une interprétation de cette baisse comme un signe clair d'un rétablissement de l'approvisionnement. TD Securities a souligné que « la lecture du marché est excessivement baissière, alors que les flux mondiaux restent fortement contraints », avertissant que les précédentes ouvertures diplomatiques avaient « échoué en quelques semaines » et que l'offre physique transitant par Ormuz restait restreinte, entre 3 et 4,5 millions de barils par jour.tmgm
La réaction globale des marchés financiers a été le reflet inverse de la chute du pétrole. Le Dow Jones Industrial Average a clôturé lundi sur un niveau record de 51 562 points, tandis que les contrats à terme sur le S&P 500 ont progressé d'environ 2,5 % alors que les investisseurs revenaient vers les actifs à risque. Les prix de l'essence ont légèrement baissé, la moyenne nationale s'établissant à un peu plus de 4,09 dollars le gallon, bien que les prix restent supérieurs de plus de 37 % à leur niveau antérieur au début du conflit, selon le New York Times.ibtimes+1
L'évolution des cours du pétrole dépend désormais de la capacité de Washington et de Téhéran à parvenir à un accord durable. Le Brent était monté jusqu'à 126,41 dollars le baril le 30 avril au plus fort du conflit, et toute rupture des pourparlers pourrait rapidement rétablir la prime de risque qui avait provoqué cette flambée.investorsking