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yahoocnbcmcdermottlaw+1Demis Hassabis, cofondateur et PDG de Google DeepMind, filiale d'Alphabet Inc. , appelle les États-Unis à établir un nouvel organisme mondial de réglementation de l'IA doté du pouvoir de contrôler les modèles d'IA les plus avancés au monde et de suspendre leur développement s'ils sont jugés dangereux, selon un rapport publié lundi.yahoo+2
La proposition représente la prescription réglementaire la plus concrète de Hassabis à ce jour, dépassant ses avertissements précédents sur les risques liés à l'IA pour s'orienter vers un cadre institutionnel spécifique. Elle intervient alors que le débat international sur la manière de gouverner les systèmes d'IA de pointe s'est intensifié ces derniers mois.
Hassabis a préparé le terrain pour cette initiative tout au long de 2026. Lors d'une conférence à l'Université de Stanford en mai, il a décrit l'IA comme une "transition au niveau de l'espèce" qui laisse à l'humanité "peu de marge d'erreur" au cours de la prochaine décennie. Il a plaidé pour une coordination internationale accrue en matière de réglementation de l'IA dans un délai de cinq à dix ans.stanforddaily+1
Lors du sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, le mois dernier, Hassabis et le PDG d'Anthropic, Dario Amodei, ont conjointement plaidé pour une coalition dirigée par les États-Unis afin de définir les règles mondiales en matière d'IA lors d'une réunion à huis clos à laquelle participait le président Donald Trump. Les dirigeants du G7 se sont par la suite engagés à renforcer la collaboration sur les risques liés à l'IA de pointe, en chargeant des responsables financiers, des régulateurs et des spécialistes de la cybersécurité d'évaluer comment les modèles d'IA avancés pourraient affecter la stabilité financière et les marchés du travail.firstpost+2
La proposition s'inscrit dans un environnement réglementaire de plus en plus actif. En juin, l'administration Trump a publié un décret intitulé "Promouvoir l'innovation et la sécurité de l'intelligence artificielle avancée", ordonnant aux agences de développer un processus d'analyse comparative classifié pour évaluer les capacités d'IA avancées et fixant des seuils pour la désignation des "modèles de pointe couverts". Le décret repose sur une coopération volontaire entre les développeurs d'IA et le gouvernement fédéral plutôt que sur des licences obligatoires.mcdermottlaw+2
Au niveau international, les Nations Unies ont lancé leur Panel scientifique international indépendant sur l'IA en février 2026, composé de 40 membres chargés de produire des évaluations fondées sur des preuves des risques et des opportunités de l'IA. Le panel a présenté son premier rapport annuel lors du dialogue mondial inaugural sur la gouvernance de l'IA à Genève plus tôt ce mois-ci.un+1
La question de savoir si l'organisme de surveillance proposé par Hassabis compléterait ou concurrencerait ces cadres existants reste ouverte, tout comme la manière dont un tel organisme concilierait le leadership américain avec les approches multilatérales privilégiées par les nations européennes et en développement.