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nytimes+1iranintl+1abcnews+1Les États-Unis ont frappé environ 140 cibles militaires iraniennes dans la nuit de samedi, alors que le fragile cessez-le-feu entre Washington et Téhéran s'effondrait à la suite de l'attaque iranienne contre un porte-conteneurs commercial et de sa déclaration selon laquelle le détroit d'Ormuz était fermé "jusqu'à nouvel ordre". L'Iran a répondu en élargissant ses attaques à travers le golfe Persique, ciblant des sites militaires en Jordanie, au Qatar, au Koweït, à Bahreïn et à Oman, dans l'une des escalades les plus marquées depuis le début de la guerre en février.
Le Commandement central américain a déclaré avoir lancé des frappes samedi à 19h15 (heure de l'Est) en réponse directe à une frappe de missile du Corps des Gardiens de la révolution islamique iranien sur le M/V GFS Galaxy, un porte-conteneurs battant pavillon chypriote transitant par le détroit près d'Oman. L'attaque a provoqué un incendie à bord du navire, laissé un membre d'équipage disparu et mis le navire hors service. L'Inde a déclaré que 10 de ses ressortissants avaient été secourus du navire.cbsnews+4
Les frappes ont porté le total de la semaine à plus de 300 cibles militaires iraniennes sur trois séries de bombardements, selon le CENTCOM, qui a précisé que les opérations visaient à "diminuer la capacité de l'Iran à attaquer les marins civils et les navires commerciaux". Quelques minutes après le début de la dernière opération, le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth a posté sur X : "L'Iran a fait un mauvais choix. Maintenant, ils paient".straitstimes+2
Les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir frappé un centre de commandement et de contrôle et des hangars à drones sur une base américaine en Jordanie, un site radar au Koweït, une infrastructure de soutien aux porte-avions à Oman et un centre de maintenance d'avions de chasse au Qatar. Les Gardiens ont également déclaré avoir mis hors service un deuxième navire dans le détroit d'Ormuz. Les Émirats arabes unis ont signalé que leurs systèmes de défense aérienne interceptaient des missiles et des drones, tandis que des sirènes de raid aérien retentissaient à Bahreïn et que des explosions étaient entendues au-dessus de Doha.euronews+2
L'attaque contre le Qatar a marqué une escalade notable — Téhéran avait évité de cibler cet État du Golfe depuis début avril, et Doha a servi de médiateur clé dans le conflit. Le Qatar avait précédemment déclaré qu'il ne continuerait pas à servir de médiateur sous le feu.straitstimes
La violence de la semaine a effectivement détruit le protocole d'accord signé mi-juin à Islamabad, qui établissait un cessez-le-feu de 60 jours et un cadre de négociations sur le programme nucléaire iranien et la gestion du détroit. Le président Trump a déclaré le cessez-le-feu "TERMINÉ" vendredi, bien qu'il ait précisé que les États-Unis poursuivraient les discussions à la demande de l'Iran.aljazeera+1
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'est rendu à Oman samedi pour des discussions avec son homologue omanais, Badr bin Hamad Al Busaidi, mais les pourparlers n'ont abouti à aucune percée. Les négociateurs américains n'étaient pas physiquement présents, a déclaré un responsable américain à ABC News. Le différend principal porte sur l'article 5 du protocole d'accord : les États-Unis insistent sur le libre passage dans la voie de navigation sud du détroit près d'Oman, tandis que l'Iran exige que tout le trafic utilise une route nord sous son contrôle — un désaccord qui a provoqué les frappes iraniennes sur des navires commerciaux plus tôt dans la semaine.cbsnews+2