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ieefaegyptoil-gas+1axiosLe conflit en cours entre les États-Unis, Israël et l'Iran — et la fermeture du détroit d'Ormuz qui en résulte depuis fin février — remodèle le paysage énergétique mondial, poussant les pays d'Asie et d'Afrique à accélérer leur transition vers les énergies renouvelables et l'électrification, même si les analystes s'interrogent sur la durabilité de cet effet.
L'Institute for Energy Economics and Financial Analysis (IEEFA) a publié mercredi une note affirmant que les énergies renouvelables sont « désormais la solution évidente au trilemme énergétique de l'Asie » composé de l'accessibilité financière, de la fiabilité et de la durabilité. Ce rapport fait suite à des mois de perturbations sur une voie navigable qui transporte environ 20 % du pétrole mondial et près de 19 % du commerce mondial de GNL, dont près de 90 % est destiné à l'Asie.weforum+3
La crise a contraint les nations asiatiques à passer en mode urgence. Plusieurs pays ont instauré des semaines de travail de quatre jours pour réduire la consommation de carburant, tandis que le Japon a réévalué toute sa posture en matière de sécurité énergétique. Le directeur exécutif de l'AIE, Fatih Birol, a déclaré lors d'un événement du National Press Club en Australie qu'il prévoyait que « l'une des réactions à cette crise sera une accélération de l'adoption des énergies renouvelables ». Le Council on Foreign Relations a noté que les prochaines actions des gouvernements « détermineront si la crise devient un tournant ou une occasion manquée ».cfr+3
Le conflit a également remodelé les calculs des nations africaines productrices de pétrole. Le ministre nigérian de l'Énergie a fait valoir en mars que les producteurs du Golfe devraient considérer le Nigeria comme un partenaire collaboratif plutôt que comme un concurrent pour aider à diversifier l'approvisionnement. Al Jazeera Alphabet Inc. a rapporté cette semaine que les gouvernements africains repensent largement leurs priorités sécuritaires et économiques à la lumière de la guerre, tandis que les analystes ont noté que les pays africains dépendants du pétrole comme l'Angola et le Nigeria subissent des pressions pour diversifier leurs propres approvisionnements énergétiques, la crise exposant la fragilité d'une dépendance concentrée aux combustibles fossiles.aljazeera+3
Cependant, les analystes préviennent que l'élan de la guerre vers l'énergie propre a des limites structurelles. Axios a rapporté mercredi que la « flexibilité surprenante » de l'économie pétrolière et les plans visant à contourner physiquement le détroit d'Ormuz pourraient limiter l'accélération de la transition par le conflit. L'Arabie saoudite est en pourparlers préliminaires pour augmenter la capacité de son pipeline Est-Ouest jusqu'à 2 millions de barils par jour afin d'acheminer le brut vers la côte de la mer Rouge sans traverser le détroit, tandis que le ministre israélien de l'Énergie a proposé un pipeline de 700 kilomètres reliant l'Arabie saoudite à Eilat.axios+3
L'analyse distincte de l'IEEFA publiée mardi a tiré cinq leçons de la crise pour le marché de l'énergie, notant que les énergies renouvelables et l'électrification offrent une meilleure sécurité énergétique que les combustibles fossiles. Pourtant, le mémorandum du 18 juin entre l'Iran et les États-Unis n'a fait que commencer à stabiliser la situation — le passage par le détroit n'est pas totalement revenu à son état d'avant-guerre, et les deux parties n'ont que 60 jours pour négocier un règlement permanent.ieefa+1