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turkiyetoday+1.turkiyetoday+1.turkiyetoday+1.turkiyetoday+1.turkiyetoday+1.Lors d'une cérémonie officielle au Musée de la République d'Ankara, la Türkiye a restitué à l'Irak six anciennes tablettes cunéiformes datant de l'Empire akkadien, de la troisième dynastie d'Ur et de la période paléo-babylonienne (du XXIVe au XVIIIe siècle av. J.-C.), qui contiennent de précieux registres économiques, des listes de prêtres et des documents administratifs offrant un aperçu crucial de la gouvernance, du commerce et des pratiques religieuses de la Mésopotamie antique.
L'Empire akkadien fonctionnait avec une économie hautement planifiée, documentée de manière exhaustive par des tablettes cunéiformes découvertes sur des sites tels qu'Eshnunna et Tell Agrab. Ces registres administratifs révèlent un système sophistiqué où le grain était nettoyé et distribué dans des récipients standardisés, les impôts étant payés en produits et en main-d'œuvre. La prospérité économique de l'empire découlait d'impressionnants excédents agricoles générés par deux systèmes principaux : les terres irriguées du sud de l'Irak, qui produisaient 30 grains pour chaque grain semé, et l'agriculture pluviale du nord de l'Irak.wikipedia
Sous la domination akkadienne, le commerce a prospéré tant au niveau local qu'international grâce à des pratiques standardisées et à une infrastructure améliorée. Des navires en provenance de régions lointaines, notamment de Bahreïn (Dilmun), d'Oman (Magan) et de la vallée de l'Indus (Meluhha), accostaient dans les ports akkadiens, créant des centres commerciaux animés. Les innovations administratives de l'empire, en particulier leur utilisation raffinée du cunéiforme pour la tenue des registres, ont facilité ce vaste réseau commercial et cette gestion économique. Ces tablettes ne se contentaient pas de suivre les transactions commerciales, elles documentaient également les accords de travail, les informations sur la paie et la propriété foncière, fournissant aux chercheurs modernes des informations inestimables sur l'une des premières économies impériales de l'histoire.courses.lumenlearning+3
La période d'Ur III (2110-2003 av. J.-C.) a laissé derrière elle un corpus impressionnant de tablettes administratives cunéiformes, avec environ 120 000 documents conservés. Parmi ceux-ci, les tablettes enregistrant des listes de prêtres fournissent des informations précieuses sur l'administration religieuse et la hiérarchie de l'État d'Ur III. Ces registres en argile documentaient généralement les nominations de prêtres dans divers temples, un événement suffisamment important pour être commémoré dans les noms d'années utilisés pour dater les documents administratifs dans tout l'empire.harvardartmuseums
Les nominations religieuses enregistrées sur ces tablettes étaient considérées comme des affaires d'État de haute importance, apparaissant souvent aux côtés d'expéditions militaires et de travaux de construction dans le système de noms d'années qui faisait partie de la propagande royale. L'administration des temples était profondément intégrée aux fonctions de l'État, comme en témoignent des tablettes comme celles des Harvard Art Museums qui enregistrent des offrandes pour les rituels des temples, notamment "90 bottes de roseaux frais… fourrage pour les moutons engraissés, les offrandes régulières" gérées par des fonctionnaires comme Alulu, qui servait de prêtre à la divinité Šara. Ces listes de prêtres, ainsi que d'autres documents administratifs, se concentrent sur les dernières années du règne de Šulgi jusqu'à la huitième année d'Ibbi-Suen, représentant seulement un tiers de la durée de la dynastie mais contenant 90 % des registres administratifs survivants.journals.openedition+1
Les tablettes administratives du règne du roi Ibbi-Sin (v. 2028-2004 av. J.-C.) fournissent des informations cruciales sur les dernières années de la dynastie Ur III alors que l'empire commençait à s'effondrer. Ces documents en argile, inscrits en écriture cunéiforme, enregistrent les transactions quotidiennes et les opérations gouvernementales au cours d'une période d'instabilité économique croissante. Une tablette notable, datée de "l'année où Ibbi-Sin devint roi" (vers 2000 av. J.-C.), détaille les salaires des travailleurs, spécifiant "trois gurush (travailleurs libres faisant partie de l'économie du temple) à deux tiers de salaire et 30 travailleurs gurush à demi-salaire" reçus d'un fonctionnaire nommé Abi-Tuni.wikipedia
Au fil du règne de 24 ans d'Ibbi-Sin, ces registres administratifs révèlent le déclin de l'empire. Au cours de sa deuxième année, les tablettes économiques méticuleusement tenues qui avaient documenté le système fiscal Bala pendant des générations ont brusquement cessé alors que la campagne devenait dangereuse et que le prix du grain grimpait à 60 fois sa valeur normale. D'autres documents survivants incluent des tablettes d'Umma concernant la distribution d'orge et des registres de questions administratives courantes typiques de la période. Les preuves archéologiques suggèrent qu'à la fin du règne d'Ibbi-Sin, la tenue de registres sophistiquée qui avait caractérisé la bureaucratie de l'État d'Ur III s'était largement effondrée, coïncidant avec la chute de la dynastie face aux envahisseurs élamites.arkeonews+2