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ecb.europa+1indexbox+1reutersUne vague de chaleur record qui frappe l'Europe n'est plus seulement une urgence de santé publique ; elle est rapidement requalifiée en menace structurelle pour l'économie déjà fragile du continent, les banquiers centraux, les assureurs et les économistes mettant en garde contre des centaines de milliards de pertes au cours de cette décennie.
Allianz Trade estime qu'une chaleur extrême prolongée pourrait coûter aux quatre plus grandes économies européennes une perte cumulée de PIB de 638 milliards de dollars d'ici 2030. La France fait face à la facture la plus lourde avec 240 milliards de dollars, suivie par l'Italie avec 147 milliards, l'Allemagne avec 131 milliards et l'Espagne avec 120 milliards, en raison de la baisse de la productivité du travail et de la hausse des coûts de l'énergie. L'analyse, publiée fin mai, a averti que des pertes de production de 5 % à 7 % sont possibles dans les pays les plus exposés si les récentes vagues de chaleur se poursuivent.indexbox+2
ING a calculé que les extrêmes climatiques ont coûté à l'économie européenne 0,3 point de pourcentage de production l'année dernière, selon Reuters, ces dommages pouvant atteindre un cumul de 0,8 % d'ici 2029 si l'on prend en compte la perte de productivité, les perturbations de la chaîne d'approvisionnement et la baisse des revenus touristiques.aa+1
Le membre du directoire de la BCE, Frank Elderson, s'exprimant à Lisbonne le 2 juillet, a établi un lien direct entre la crise climatique, le conflit au Moyen-Orient et la volatilité de l'inflation dans la zone euro. Il a cité des recherches de la BCE estimant que la vague de chaleur de l'été 2025 pourrait augmenter les prix des produits alimentaires non transformés dans la zone euro de 0,4 à 0,7 point de pourcentage après un an — et a averti que la vague de chaleur qui balaie l'Europe depuis quinze jours « pourrait exacerber l'impact sur les prix alimentaires ».ecb.europa+1
Elderson a également noté que l'Agence européenne pour l'environnement estime que les événements climatiques et météorologiques extrêmes ont causé plus de 200 milliards d'euros de dommages en Europe entre 2021 et 2024. La BCE a relevé ses taux d'intérêt en juin pour la première fois depuis 2023, citant les coûts énergétiques liés à la guerre ainsi que les pressions inflationnistes persistantes.reuters+1
L'Organisation météorologique mondiale a signalé des températures de 3°C à 10°C supérieures aux moyennes hebdomadaires dans toute l'Europe occidentale, centrale et méridionale, certains endroits du sud-ouest dépassant les 40°C. L'Espagne a enregistré des températures supérieures à 45°C dans ses régions du sud, tandis que le Royaume-Uni a battu son record de chaleur de juin. Au moins 40 personnes sont mortes dans des incidents de noyade liés à la chaleur.news.un+2
La vague de chaleur survient alors que la zone euro est aux prises avec les pressions sur les prix de l'énergie dues au conflit au Moyen-Orient et que les prévisions d'inflation révisées de la BCE projettent désormais 3,0 % pour 2026. Carsten Brzeski chez ING a décrit la chaleur extrême comme posant « un risque économique structurel en Europe », soulignant que ce qui était autrefois traité comme un événement météorologique est désormais une composante fixe de la planification macroéconomique.aa+1