Newsletter Subscribe
Enter your email address below and subscribe to our newsletter
[forminator_form id="25163"]

reuters+1reuters+1fxstreet+1L'Arabie saoudite s'efforce de réorienter ses exportations de pétrole brut après que des attaques de drones ont contraint à la fermeture de son oléoduc Est-Ouest la semaine dernière. Le royaume a annulé des livraisons à des acheteurs européens et organisé des transferts de navire à navire au large de l'Oman pour maintenir l'approvisionnement de l'Asie dans le contexte du conflit plus large avec l'Iran.
Saudi Aramco propose ses qualités phares Arab Light, Arab Medium et Arab Heavy à ses clients asiatiques de long terme pour un chargement au large du port de Sohar, en Oman, en dehors du détroit d'Hormuz, selon Reuters Thomson Reuters Corporation . La compagnie pétrolière nationale a doublé ses chargements quotidiens de brut à ses terminaux de Ras Tanura et Juaymah dans le golfe Persique, atteignant environ deux très grands pétroliers par jour, soit l'équivalent d'environ 4 millions de barils, selon le suivi satellite d'Energy Aspects cité par Reuters.reuters+1
L'Arabie saoudite a informé ses clients européens que certaines cargaisons de brut prévues pour septembre seraient annulées, tandis que les chargements dans le port de Yanbu, sur la mer Rouge, ont été suspendus. Au moins un acheteur asiatique a déclaré avoir reçu un avis d'Aramco indiquant que les expéditions depuis Yanbu seraient retardées et reprogrammées, sans aucune précision de calendrier.trtworld+1
La crise a débuté les 10 et 11 septembre, lorsque des frappes de drones lancées depuis le territoire irakien ont touché l'oléoduc Est-Ouest de 1 200 kilomètres dans les régions de Riyad et de Médine, provoquant des incendies, des blessés et des dégâts structurels. L'Arabie saoudite a fermé l'oléoduc par mesure de précaution le vendredi suivant. L'oléoduc, d'une capacité de 7 millions de barils par jour, constituait la principale voie d'exportation alternative du royaume après la fermeture effective du détroit d'Hormuz plus tôt cette année lors du conflit entre les États-Unis et l'Iran.nytimes+2
Le spécialiste du suivi maritime Kpler estime que l'oléoduc ne pourrait redémarrer qu'à environ 50 % de sa capacité après jusqu'à six semaines de réparations, ce qui réduirait potentiellement les exportations de la mer Rouge depuis Yanbu de 2,5 à 2,7 millions de barils par jour. L'analyste de Rabobank Bas van Geffen a souligné que « les dommages causés à l'oléoduc renforcent le moyen de pression de l'Iran » en forçant l'Arabie saoudite à revenir vers des exportations dépendantes d'Hormuz.fxstreet+1
Les cours du pétrole ont fortement augmenté en début de semaine, le WTI dépassant les 105 dollars mardi alors que l'oléoduc restait fermé et que la National Oil Corporation de Libye suspendait ses opérations sur trois gisements en raison de manifestations locales. Les prix ont reculé mercredi, la réorientation par l'Oman ayant apaisé une partie des inquiétudes concernant l'offre. Le pétrole Brent est tombé à environ 107,55 dollars et le WTI à environ 104 dollars lors des premiers échanges européens, avant une décision sur les taux d'intérêt de la Réserve fédérale.investing+1
Les efforts diplomatiques sont au point mort. Une réunion prévue entre les puissances du Golfe et l'Iran concernant la navigation dans le détroit d'Hormuz a été reportée, Téhéran suggérant que ce délai faisait suite à une demande de l'Arabie saoudite. Le président Donald Trump a déclaré que l'Iran « voulait conclure un accord », mais les dirigeants iraniens ont rejeté cette idée. Alors que les militants houthis poursuivent leurs attaques à travers l'Arabie saoudite et qu'aucun calendrier de réparation de l'oléoduc n'est défini, les analystes d'ING estiment que les cours du pétrole « restent fermement soutenus » en attendant que les marchés obtiennent une meilleure visibilité sur l'offre saoudienne.investing