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gulfnews+1arabnews+1royanews+1Une réunion prévue entre l'Iran et les États arabes du Golfe pour discuter des modalités de navigation à travers le détroit d'Ormuz a été reportée dimanche, supprimant ce que les commerçants et les diplomates considéraient comme la meilleure occasion d'atténuer les perturbations le long de l'un des corridors énergétiques les plus importants au monde.
Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr Albusaidi, a annoncé ce report par l'intermédiaire de l'agence de presse omanaise, déclarant que la réunion régionale prévue lundi à Salalah avait été repoussée "afin de créer des conditions propices à un dialogue constructif". Aucune nouvelle date n'a été communiquée.english.ahram+2
L'Iran et Oman ont proposé des versions légèrement différentes sur les raisons de l'échec des pourparlers. L'agence de presse semi-officielle iranienne Fars, citant un responsable du ministère des Affaires étrangères, a décrit le report comme une décision conjointe Téhéran-Mascate prise à la demande de "certains pays de la région". La déclaration d'Albusaidi ne mentionnait pas quels pays avaient soulevé des objections.investinglive+1
Le paysage diplomatique s'effritait déjà avant l'annonce. Bahreïn a déclaré ce week-end qu'il ne participerait pas, affirmant que la sécurité régionale ne pouvait être préservée par l'"apaisement" et insistant sur le fait que le détroit devait être ouvert "sans discrimination, frais ou permis". Bahreïn a ajouté qu'il ne rejoindrait aucune réunion collective impliquant l'Iran tant que les relations diplomatiques entre les deux pays ne seraient pas rétablies.royanews
La réunion de Salalah visait à faire avancer un cadre négocié par Oman pour rétablir un passage commercial plus sûr à travers le détroit d'Ormuz, qui transporte normalement environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié. La route est gravement perturbée depuis le début de la campagne américaine et israélienne contre l'Iran fin février, et elle reste un point de pression central pour les marchés mondiaux de l'énergie sept mois après le début du conflit.arabnews+1
Un point de friction clé dans les négociations entre l'Iran et Oman a été la proposition de Téhéran de percevoir des frais auprès des navires transitant par la voie navigable, une idée à laquelle Oman a résisté en faveur d'un modèle de paiement volontaire lié à la sécurité de la navigation. Les États-Unis ne devaient pas participer, les responsables préférant apparemment que toute nouvelle discussion avec l'Iran se concentre sur son programme nucléaire plutôt que sur l'accès à Ormuz.investinglive+2
Le brut Brent s'est négocié au-dessus de 100 dollars le baril lors des dernières séances, soutenu en partie par la prime de risque liée aux perturbations à Ormuz. Les traders s'étaient positionnés en vue de la réunion d'Oman comme une étape potentielle vers un corridor maritime temporaire, et le report devrait largement maintenir cette prime intacte à l'approche de la nouvelle semaine de négociation.investinglive
Ce report laisse le processus diplomatique là où il est depuis des mois : avançant par à-coups, sans calendrier clair quant au moment où l'Iran, Oman et le reste du Golfe pourraient s'entendre sur un arrangement viable pour le détroit.investinglive