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wmo+1news.un+1wmo+1L'Organisation météorologique mondiale a émis jeudi la prévision la plus catégorique de ses 50 ans d'histoire, avertissant qu'El Niño s'intensifie pour devenir un événement « très puissant » avec une probabilité de « presque 100 % » de persister jusqu'en février 2027.wmo+1
Alimenté par des conditions océaniques exceptionnellement chaudes dans l'ensemble du Pacifique tropical, le phénomène devrait encore se renforcer au cours des prochains mois avant d'atteindre son paroxysme vers la fin de l'année, ses impacts climatiques devant se prolonger bien avant dans l'année 2027.wmo
« El Niño prend une dimension démesurée sous nos yeux », a déclaré le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, dans un communiqué. « La science ne laisse aucune place au doute : la planète se trouve en eaux inconnues, et ces eaux se réchauffent. »wired+1
L'ampleur du réchauffement océanique sous-jacent est frappante. L'indice Niño 3.4, une mesure très surveillée de la température de surface de la mer dans le Pacifique tropical central, a atteint 2 °C au-dessus des normales en juillet, avec des relevés hebdomadaires grimpant jusqu'à 2,6 °C jusqu'à la mi-août. Sous la surface, les températures dans certaines zones du Pacifique dépassaient de plus de 8 °C les normales en juillet et début août, un réservoir de chaleur extraordinaire qui explique la quasi-certitude des prévisionnistes.news.un+1
Le professeur Adam Scaife, responsable des prévisions à long terme au Met Office britannique, a décrit l'événement comme potentiellement le plus important épisode El Niño de mémoire d'homme, ajoutant qu'il est « très probable » que 2027 remplace 2024 en tant qu'année la plus chaude jamais enregistrée. Le magazine Wired a rapporté que le climatologue Daniel Swain, de l'Université de Californie, l'a qualifié de « probablement l'un des événements climatiques les plus importants, voire le plus important, en dehors du réchauffement à long terme, que quiconque de vivant puisse observer. »rte+1
De septembre à novembre, les prévisionnistes s'attendent à des températures supérieures aux normales sur la quasi-totalité de la surface du globe. Les impacts se font déjà ressentir : les États-Unis ont connu leur été le plus chaud jamais enregistré, la sécheresse le long du Nil aggrave la crise de la faim au Soudan et Porto Rico a instauré un rationnement de l'eau. L'Ouganda se prépare à recevoir jusqu'à 25 % de précipitations de plus que la normale d'ici décembre.newvision+2
La secrétaire générale de l'OMM, Celeste Saulo, a déclaré que l'organisation mettait en place une mobilisation sans précédent auprès des agences météorologiques nationales. « Cet El Niño exceptionnel exige une préparation et une réponse exceptionnelles », a-t-elle souligné. Il s'agit de la première fois que l'OMM lance une coordination à une telle échelle avec les services météorologiques nationaux, afin de renforcer les systèmes d'alerte précoce dans des secteurs tels que l'agriculture, la santé, l'énergie et les ressources en eau.news.un+2
Les scientifiques rappellent qu'El Niño est un phénomène naturel, non causé par le changement climatique d'origine humaine. Cependant, ce cycle se déroule sur fond d'océans déjà plus chauds que jamais, amplifiant la chaleur et l'humidité disponibles pour alimenter des conditions météorologiques extrêmes. Comme le résume ONU Info, la question n'est plus désormais de savoir si El Niño va s'intensifier, mais plutôt l'ampleur des perturbations qu'il laissera derrière lui.rte+1