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reutersenergynowreutersLes cours du pétrole ont fortement chuté jeudi, la révision à la baisse des prévisions de demande de l'OPEP et de l'Agence internationale de l'énergie, conjuguée à une hausse massive et inattendue des stocks de brut américain, ayant éclipsé la prime de risque géopolitique liée à l'impasse des négociations américano-iraniennes et aux perturbations continues du transport maritime dans le détroit d'Ormuz.
Vers 09h35 GMT, le contrat à terme sur le baril de Brent perdait 1,66 dollar, soit 1,9 %, à 87,32 dollars, effaçant une partie des gains des six séances précédentes, tandis que le brut américain West Texas Intermediate (WTI) abandonnait 1,62 dollar, soit 1,95 %, à 81,65 dollars, selon Reuters.energynow+1
Dans son rapport mensuel publié mercredi, l'OPEP a abaissé sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2026 à 580 000 barils par jour, tandis que l'AIE a déclaré s'attendre désormais à une contraction de la consommation de 1,6 million de bpj cette année, contre une baisse de 1 million de bpj prévue le mois dernier. L'AIE a attribué ce repli plus marqué aux restrictions d'approvisionnement en carburant et aux prix élevés découlant de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, qui ont freiné la demande dans les secteurs de l'industrie et des transports.reuters+2
Accentuant la tendance baissière, les stocks commerciaux de pétrole brut aux États-Unis ont enregistré leur plus forte hausse hebdomadaire depuis janvier 2023, augmentant de 17,4 millions de barils pour atteindre 424,4 millions de barils au cours de la semaine achevée le 7 août, dépassant de loin les attentes des analystes qui tablaient sur un recul de 1,4 million de barils. Cette accumulation s'explique par une chute brutale des exportations de brut américain et par des importations élevées.oilprice+2
Malgré les pressions sur la demande, les risques pesant sur l'offre en raison du conflit au Moyen-Orient ont limité la baisse des cours. Une source iranienne de haut rang a confirmé mercredi qu'aucun progrès n'avait été enregistré dans les discussions visant à relancer l'accord intérimaire américano-iranien conclu en juin. Les passages de navires dans le détroit d'Ormuz, hors porte-conteneurs, sont tombés à cinq mercredi, leur plus bas niveau en trois semaines, selon les données maritimes de Kpler.reuters+1
« La forte hausse des stocks de brut aux États-Unis la semaine dernière pèse sur les cours », a commenté Giovanni Staunovo, analyste chez UBS, ajoutant que « le potentiel de baisse des prix devrait rester limité tant que les flux transitant par le détroit d'Ormuz demeurent affaiblis ».energynow+1
Au-delà du Golfe, les perturbations de l'offre se sont étendues à la région de la mer Noire, où la Russie a frappé dans la nuit la zone portuaire d'Izmaïl, dans le sud de la région ukrainienne d'Odessa, tandis qu'une attaque de drone a provoqué un incendie près d'une grande raffinerie de pétrole en Bachkirie, en Russie. Par ailleurs, une marée noire au large d'Oman, causée par un pétrolier sous sanction transportant du brut russe, a continué de s'étendre, accentuant les inquiétudes concernant les infrastructures d'approvisionnement régionales.cnbc+1