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france24+1internazionale+1theglobeandmail+1Marine Le Pen a annoncé mardi qu'elle serait candidate à la présidence française en 2027 après qu'une cour d'appel de Paris a confirmé sa condamnation pour détournement de fonds, tout en réduisant son inéligibilité, ouvrant ainsi la voie à sa quatrième tentative pour accéder à l'Élysée.
La cour d'appel de Paris a reconnu Le Pen coupable de détournement de fonds du Parlement européen, mais a considérablement réduit la peine initiale prononcée en mars 2025, qui imposait une interdiction de cinq ans d'exercer une fonction publique. La cour d'appel a ramené cette peine à 45 mois, dont 30 avec sursis, laissant une période d'inéligibilité ferme de 15 mois déjà purgée depuis l'entrée en vigueur du verdict initial le 31 mars 2025. La cour a également réduit sa peine de prison de quatre ans à trois — dont deux avec sursis, avec un an à purger à domicile sous surveillance électronique — et a imposé une amende de 100 000 euros.cnn+5
Cette décision signifie que Le Pen est immédiatement éligible pour se présenter au premier tour de l'élection présidentielle prévue en avril 2027.france24+1
Le Pen a confirmé sa candidature lors d'une interview en prime time sur TF1 mardi soir. Elle a déclaré à la chaîne qu'elle prévoyait de se pourvoir en cassation devant la plus haute juridiction française, la Cour de cassation. Un tel recours suspendrait la peine et lui permettrait de faire campagne sans le bracelet électronique — une condition qu'elle avait précédemment qualifiée d'incompatible avec une campagne nationale normale.wtvbam+4
Avant la décision de mardi, Le Pen avait déclaré clairement : « Si je peux être candidate, je serai candidate, à condition que je puisse faire campagne ». Son protégé Jordan Bardella, président du Rassemblement national âgé de 30 ans et favori dans les sondages, se préparait à prendre sa place si le tribunal bloquait sa candidature.europeaninterest+2
Les deux parties disposent de 10 jours pour se pourvoir devant la Cour de cassation, qui ne réexamine pas les faits de l'affaire mais vérifie si les juridictions inférieures ont correctement appliqué la loi. La Cour de cassation a précédemment indiqué qu'elle chercherait à statuer avant l'élection présidentielle de 2027.aljazeera+2
Le leader de l'opposition de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a balayé la décision, affirmant que cela n'avait « rien » changé. L'avenir juridique et politique de Le Pen dépend désormais de la décision de la plus haute juridiction française d'examiner ou non l'affaire — et de sa capacité à agir avant que les électeurs ne se rendent aux urnes en avril prochain.france24