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qna+1aljazeera+1reuters+1La Qatar National Bank a publié un rapport samedi avertissant que les économies asiatiques sont confrontées à une crise énergétique prolongée découlant de l'escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran, l'inflation régionale devant rester élevée jusqu'au début de 2027, même si les efforts diplomatiques progressent vers une fin formelle des hostilités.
Le rapport de la QNB, publié dans son commentaire économique hebdomadaire, indique que l'escalade militaire entre les États-Unis et l'Iran a déclenché l'une des plus grandes perturbations des approvisionnements énergétiques mondiaux depuis des décennies, et a averti qu'un cessez-le-feu seul ne résoudrait pas immédiatement les contraintes d'approvisionnement qui pèsent sur la région. La banque a noté que les dommages aux infrastructures physiques, les perturbations du transport maritime dans le détroit d'Ormuz et la lenteur du rétablissement des flux de pétrole et de gaz signifient que les économies asiatiques resteront exposées à des pressions persistantes sur les prix au moins jusqu'au premier trimestre de l'année prochaine.qna+1
Cette évaluation s'aligne sur des avertissements institutionnels plus larges. La Banque asiatique de développement, dans sa mise à jour de juillet, a abaissé ses prévisions de croissance pour l'Asie en développement à 4,7 % pour 2026 et a relevé ses perspectives d'inflation à 5,2 %. Le FMI, dans ses Perspectives de l'économie mondiale mises à jour le 9 juillet, a réduit ses prévisions de croissance mondiale à 3 % et a projeté une inflation mondiale de 4,7 % pour l'année.reuters+3
L'exposition aiguë de l'Asie découle de sa dépendance à l'égard de l'énergie du golfe Persique : la région s'approvisionne à environ 85 % en pétrole brut auprès du Golfe. Les importations de pétrole vers l'Asie ont chuté de 30 % sur un an en avril, selon les données de Kpler citées par Reuters, marquant le niveau le plus bas depuis 2015. Bien que les importations en provenance des États-Unis aient augmenté en guise de substitut, elles se sont révélées insuffisantes pour combler le déficit. Des pays comme la Thaïlande, la Corée du Sud, Taïwan et les Philippines sont confrontés à la pression la plus directe compte tenu de leurs importants déficits commerciaux en pétrole et en gaz.think.ing+2
Le protocole d'accord du 14 juin visant à mettre fin formellement à la guerre dans les 60 jours a offert un certain soulagement aux capitales asiatiques, mais comme le soulignent les analystes de l'énergie et le rapport de la QNB, la reconstruction des chaînes d'approvisionnement et le rétablissement de la pleine capacité de production prendront des mois au-delà de tout accord politique.cfr+2
L'Iran lui-même est confronté à l'une des conséquences économiques les plus sévères. L'inflation sur un an a atteint 88,6 % pour la période se terminant le 21 juin, selon le Centre statistique d'Iran, avec une hausse encore plus marquée des prix des denrées alimentaires : la viande en hausse de 178 %, le pain et les céréales en hausse de 139 %. Le FMI prévoit que l'économie iranienne se contractera de 6,1 % en 2026. Le gouvernement iranien a estimé les dommages de guerre totaux à 270 milliards de dollars, soit environ l'équivalent de tout le PIB du pays avant la guerre.euronews+2